Air France : la grève se poursuit malgré le départ du PDG

Par Olivier Sancerre Modifié le 6 mai 2018 à 19h56
Air France Greve Poursuite Depart 1
14%L'État détient 14% du capital d'Air France-KLM.

Le conflit à Air France ne donne aucun signe d'essoufflement. Les syndicats organisent ainsi deux nouvelles journées de grève lundi et mardi, alors que le PDG Jean-Marc Janaillac a annoncé sa démission ce vendredi.

Jean-Marc Janaillac a néanmoins accepté de rester en poste jusqu'au 15 mai, sur demande du conseil d'administration. Le temps de mettre en place une direction intérimaire, le temps de trouver la perle rare qui acceptera de reprendre en main la compagnie aérienne… Malgré cette période pleine d'incertitude, les syndicats continuent de mettre la pression, au grand dam de la direction d'Air France qui déplore la poursuite du mouvement, « alors même que la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation pour y mettre fin ».

85% des vols assurés ce lundi

Lundi, Air France devrait assurer près de 85% des vols, dont 99% de long-courriers, 80% de moyen-courriers et 87% de court-courriers. Le taux d'annulation est le plus faible depuis le début du mouvement en février, à égalité avec le niveau enregistré le 3 mai. 14,2% des pilotes sont en grève, 18,1% du personnel navigant, et 10% pour le personnel au sol. Le mouvement se poursuit mardi 8 mai. On connaitra la décision des syndicats de poursuivre la grève dès demain, où ils décideront de la poursuite du mouvement.

L'État n'épongera pas les dettes

Bruno Le Maire a expliqué devant les caméras de BFM TV que l'État ne comptait pas « éponger les dettes » d'Air France. Les pouvoirs publics détiennent 14% de l'entreprise. Le ministre de l'Économie a dramatisé l'enjeu, en parlant de « survie » du groupe qui était en jeu. Il en appelle au sens des responsabilités des personnels. Et taclé au passage les pilotes : « Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées ».

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.