Après Pixar/Disney, bientôt Hasbro/Dreamworks ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 novembre 2014 à 6h07

Les Transformers et Shrek mariés pour la vie : c'est le drôle d'attelage qui commence à prendre forme ! Hasbro, le constructeur de jouets, pourrait ainsi avaler DreamWorks, le studio d'animation créé par, entres autres, Steven Spielberg.

Kung-Fu Panda joue avec Mon Petit Poney

La transaction valorise le créateur de Kung-Fu Panda à hauteur de 2,55 milliards de dollars : Jeffrey Katzenberg, le patron du studio, réclame 30$ par action, ce qui représente une prime de 34% par rapport à son cours. Une somme que serait prêt à payer Hasbro pour s'offrir un des fleurons de l'animation hollywoodienne et relancer ainsi des franchises dont certaines ont piqué du nez au cinéma.

Suivant en cela Lego, le numéro 1 du jouet dans le monde, son poulain aux États-Unis s'est lancé dans une diversification tous azimuts de ses prestigieuses licences au cinéma. Mais là où la saga Transformers s'est transformée en cash machine pour Hasbro, Battleship (Bataille Navale) s'est mué en gros flop et GI Joe n'a pas réussi à s'imposer.

Une bataille globale de marques

Hasbro a pourtant créé son propre studio dès 2009, afin de diversifier ses franchises à la télévision et au cinéma. Mais l'entreprise veut cette fois passer à la vitesse supérieure et tenter de faire aussi bien que son concurrent danois qui a brillamment réussi à passer au statut de société globale.

Quant à DreamWorks, la réussite de l'ogre Shrek ou de Kung-Fu Panda masque mal les flops au box office : les Cinq Légendes ou Turbo sont bien loin de s'être transformés en jackpot pour le groupe. De fait, les pertes s'accumulent pour le studio, dont le cours de Bourse a chuté de moitié depuis le début de l'année, ce qui en fait un candidat « bon marché » pour Hasbro.

L'alliance entre ces deux semi-éclopés de leurs marchés respectifs portera t-elle ses fruits ? Cela reste évidemment à voir et pour le moment, il faut encore que la transaction soit orchestrée.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.