Automobile : Volkswagen, nouveau numéro 1 mondial

Par Olivier Sancerre Modifié le 29 juillet 2015 à 0h26
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5,04Volkswagen a vendu 5,04 millions de véhicules au premier semestre.

Le match était serré, mais c’est finalement Volkswagen qui l’emporte sur Toyota. Le grand rival japonais a vendu 20 000 véhicules de moins que le groupe allemand au premier semestre.

Cela représente un total de 5,04 millions d’automobiles chez Volkswagen, contre 5,022 millions chez Toyota. L’écart est mince, mais il est suffisant pour sacrer l’allemand premier constructeur automobile mondial, un titre qu’il voulait à tout prix ravir à Toshiba depuis que ce dernier avait ravi la première marche du podium. C’était en 2008 face à General Motors, et Toyota n’avait perdu cette place qu’une seule fois en 2011.

Numéro 1

Dès 2007, Volkswagen guignait cette place de numéro 1 du marché, avec l’objectif d’y parvenir en 2018. C’est donc avec trois ans d’avance que le groupe automobile est parvenu à se hisser au sommet. Il faudra maintenant s’intéresser aux résultats annuels qui pourraient renverser la donne, surtout avec un écart aussi réduit entre les deux entreprises. En 2014, les deux prétendants étaient au coude à coude avec plus de 10 millions de véhicules vendus sur l’année, mais c’était Toyota qui avait ravi la pole position d’une toute petite tête.

Profil bas

Toyota, tout comme Volkswagen, font face à d’importants défis. Le japonais accuse la faiblesse de la demande intérieure sur son marché domestique. Au premier semestre, celle-ci a fléchi de 11% après l’application d’un nouveau taux de TVA. En revanche, le constructeur nippon connait une belle croissance de 1,2% sur d’autres marchés, comme aux États-Unis ou en Chine.

Du cotée Volkswagen, la marque VW a vu ses ventes reculer de 3,9% et MAN, la marque « camions » du groupe, a lancé un avertissement sur résultats. Le marché chinois affiche lui aussi une baisse sensible des ventes de 6,7%. Heureusement, l’Europe tire la croissance vers le haut avec un solide +4%. Mais d’un côté comme de l’autre, aucun triomphalisme…

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.