Automobile : pour Carlos Tavares, PSA n’aura pas sa marque low-cost

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 21 mai 2014 à 13h24

Carlos Tavares ne semble pas vouloir réitérer l’expérience de Dacia pour Renault chez PSA. Interrogé devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le président du directoire du constructeur automobile a affirmé ne pas vouloir créer de marque low cost au sein du groupe.

Le groupe PSA évolue, mais sans marque low cost.

Pas de marque low cost pour PSA

Tel est le message adressé mercredi 21 mai par le président du directoire de PSA aux députés de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Pendant cette audition, Carlos Tavares a révélé une partie de sa stratégie pour les années à venir, pour le groupe automobile qu’il dirige. Interrogé par les parlementaires, le président du directoire a affirmé qu’il n’est pas utile pour le moment de créer une marque low cost au sein de PSA. Pour lui, l’objectif premier est d’améliorer les marges de son groupe avant de tendre la main au low cost, déjà présent chez Renault avec Dacia. Et cela grâce à un certain Carlos Tavares…

Une stratégie basée sur la singularité de chaque marque

Pas de marque low cost mais une véritable différenciation entre les marques de PSA. L’exemple de la marque DS est assez explicite en la matière. C’est d’ailleurs, d’après Carlos Tavares, la pierre d’angle de la stratégie de PSA pour l’avenir. Et à ce petit jeu, le président du directoire du groupe PSA a des idées bien précises. DS sera le "symbole du luxe et du glamour à la français", Peugeot sera une "marque avec une rigueur technologique forte, symbole de l’élégance, de l’émotion et de la qualité". Quant à Citroën, une marque de "confort, d’innovation conceptuelle et utile."

Vendre 50 % des véhicules de PSA hors de France

Enfin, en ce qui concerne les ambitions de vente et d’expansion de PSA, Carlos Tavares a été très clair. Son objectif est de vendre 50 % de ses voitures hors des frontières françaises, et notamment en Chine et dans le reste de l’Asie où la croissance de la demande sera de 60 % d’ici 2020.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.