Orange met fin à la production de cartes téléphoniques

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 14 avril 2014 à 14h06

La fin d’une époque, et peut-être l’arrêt de mort des cabines téléphoniques. Orange a annoncé lundi 14 avril mettre fin à la production et la vente des cartes téléphoniques prépayées. Les dernières cartes seront valables jusqu’à fin février 2016. Quant aux revendeurs, ils devront écouler leur stock jusqu’à épuisement.

Est-ce la fin assurée des cabines téléphoniques ?

Les cabines en panne de fréquentation

Logiquement oui. Car si Orange décide de mettre fin à la vente de cartes téléphoniques, ces cabines n’ont dès lors plus lieu d’être car plus personne ne pourra les faire fonctionner. C’est le manque de fréquentation qui a décidé l’opérateur historique à mettre fin à cette icône de la télécommunication française.

Une cabine sert 3 minutes par jour

En effet, en l’espace de dix ans, soit la période qui a connu l’arrivée massive des téléphones portables et autres smartphones dans l’hexagone, la fréquentation des cabines téléphoniques s’est effondrée de 90 %. A ce sujet, le chiffre suivant est évocateur. Une cabine téléphonique sert environ 3 minutes par jour…

Les cabines en voie de disparition

Ces cabines commencent de plus à disparaître. Alors qu’on peut toujours les utiliser via un « ticket téléphone », une carte prépayée avec code, mais également par carte bancaire pour 72 % d’entre elles, leur nombre a diminué entre 2013 et 2014, passant de 103 200 à 95 754 sur le territoire national, outre-mer compris.

La mission de service public d'Orange

Pour l’instant, il n’est pas possible pour Orange de les supprimer complètement du mobilier urbain, en raison du « service universel des communications électroniques », loi qui oblige l’opérateur à équiper chaque commune d’au-moins une cabine, et d’une seconde pour les villes de plus de 1 000 habitants. En calculant bien, l’opétateur pourrait toutefois en supprimer plus de 50 000 pour continuer à s’acquitter de sa mission.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.