Conférence sociale : François Hollande tacle la CGT et le patronat

Par Olivier Sancerre Modifié le 20 octobre 2015 à 7h24
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35 MILLIARDSL'assurance chômage pourrait accuser une dette de 35 milliards d'euros à l'horizon 2018.

La quatrième conférence sociale du mandat de François Hollande s'est ouverte ce lundi 19 octobre avec une feuille de route ardue : rapprocher les positions des uns et des autres sur des sujets explosifs, qui doivent mener à la réforme du droit du travail.

Mais gare : comme l'a martelé le président de la République, il y a des vaches sacrées qu'il convient de ne pas brusquer. Pas question donc de toucher au Smic, au contrat de travail et à la durée légale du travail — trois domaines dans lesquels le patronat voudrait bien bouger les lignes. Ce ne sera sans doute pas pour cette fois.

CGT

François Hollande a également distribué les bons et les mauvais points aux participants. Tout le monde en a pris pour son grade, à commencer par Philippe Martinez et la CGT. Sans citer nommément la confédération, il a tablé sur tous ceux qui ne s'engage jamais à signer « le moindre accord en espérant que d'autres le feront à leur place, tout en dénonçant les insuffisances du dialogue social ».

Patronat

Mais le patronat (et une partie de l'opposition de droite) a aussi été rhabillé pour l'hiver. François Hollande a fustigé tous qui pensent qu'il faudrait en finir avec les partenaires sociaux, « les corps intermédiaires, le paritarisme et nous en remettre aux rapports de force, à la confrontation ». Le paritarisme ne doit pas être considéré comme une « vieille Lune ».

Parmi les pistes proposées par le président de la République, figure en bonne place la prise en compte des « mouvements du numérique », mais « sans faire disparaître les droits essentiels de protection du salarié ». Le statu-quo n'est en tout cas plus possible : la « rénovation » est indispensable si le modèle social français veut perdurer, assure le locataire de l'Élysée.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.