La Banque Mondiale baisse de 0,5 % sa prévision de croissance pour 2016

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 8 juin 2016 à 7h34
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1,6%La Banque mondiale prévoit une croissance de 1,6 % pour la zone euro en 2016.

Décidément, la croissance est en berne dans le monde : toutes les plus grandes institutions, de l'OCDE (qui a lancé une alerte sur la "croissance molle") au FMI, ont baissé leurs prévisions de croissance pour 2016. C'est au tour de la Banque Mondiale de s'y coller... et elle n'est pas tendre. Entre 2015 et 2016 la croissance va... stagner !

Coupe généralisée des prévisions de croissance dans le monde

Les économistes de la Banque Mondiale, chapeautés par Kaushik Basu, ont décidé mardi 7 juin 2016 de baisser leurs prévisions de croissance globale. Alors qu'en janvier 2016 la Banque Mondiale tablait sur 2,9 % de croissance en 2016, elle ne s'attend plus qu'à 2,4 % soit... le même niveau qu'en 2015. La croissance stagne, donc, et ce n'est pas bon signe.

Difficile de dire à qui revient la faute car la baisse de croissance est généralisée : pour les pays développés la Banque Mondiale s'attend désormais à 1,7 % de croissance en 2016 (contre 2,2 % auparavant), pour les pays émergents 3,5 % (contre 4,1 % en janvier 2016). Les USA, la zone euro, la Chine, le Brésil, la Russie... toutes les prévisions ont été baissées.

Le piège de "l'équilibre de croissance faible"

Kaushik Basu, comme l'OCDE, prévient : "L'économie mondiale est piégée dans un équilibre de croissance faible". "Croissance faible", "Croissance molle"... quel que soit le terme, le problème est bien là : la croissance y est, mais elle n'est pas élevée... et tout le monde semble s'en contenter.

En effet, à part pour le Brésil et la Russie, toujours en récession en 2016 selon la Banque Mondiale, la croissance est bien là : 1,6 % pour la zone euro (contre 1,7 % auparavant), 1,9 % pour les Etats-Unis (contre 2,7 % en janvier 2016)...

Elle est là, mais elle n'est pas suffisante...

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.   Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio