Croissance en retrait au premier trimestre

Par Olivier Sancerre Modifié le 27 avril 2018 à 13h06
Croissance France Retrait Insee 1
0,3%L'Insee a mesuré une croissance de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année.

Un nuage sombre vient d'apparaitre dans le ciel à peu près bleu de l'activité économique en France. Selon l'Insee, qui a fait part de ses prévisions pour le premier trimestre, la croissance hexagonale est en retrait.

Alors que le consensus des économistes tablaient sur une hypothèse de 0,4%, c'est la douche froide : l'Insee prévoit une croissance pour le premier trimestre de 0,3% seulement. Ce faisant, l'institut de statistiques s'aligne avec la Banque de France, dont l'estimation de croissance pour les trois premiers mois de l'année est aussi de 0,3%. Il s'agit d'une hausse, il n'y a donc pas péril en la demeure, mais cette progression du PIB est la plus faible enregistrée depuis le troisième trimestre 2016. Rappelons qu'au dernier trimestre 2017, l'économie française avait enregistré une hausse de 0,7% de croissance.

Économie au ralenti

Si le pays devait tourner au ralenti durant les trois prochains trimestres, l'acquis de croissance lui permettrait d'afficher une croissance de 1,2% pour 2018. Que s'est-il passé pour observer un tel retrait après le feu d'artifice du dernier trimestre ? La consommation des ménages, un des moteurs de la croissance tricolore, a progressé de 0,2% au premier trimestre. La production manufacturière accuse une baisse de 1,1% alors qu'elle avait enregistré une croissance de 1,5% au dernier trimestre. La production de biens et de services a elle aussi connu un coup d'arrêt avec 0,3%, au lieu de 0,9% en fin d'année.

Demande intérieure et investissements

La demande intérieure finale a participé de 0,3% à la croissance durant les trois premiers mois de l'année, alors qu'elle avait été de 0,5% au dernier trimestre 2017. L'investissement global a reculé à 0,6%, après avoir atteint 1,1% en fin d'année. La croissance de l'investissement des entreprises s'est limitée à 0,5%, au lieu de 1,6% au dernier trimestre ; l'investissement des ménages s'établit à 0,5%, soit 0,1 point de moins.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.