Emmanuel Macron veut revoir l’accord entre Fincantieri et les chantiers de Saint-Nazaire

Par Olivier Sancerre Modifié le 31 mai 2017 à 23h26
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79,5 MILLIONSPour 79,5 millions d'euros, Fincantieri s'est engagé à prendre 66,66% du capital de STX France

Emmanuel Macron, en visite sur les chantiers navals de Saint-Nazaire, s'est certes réjoui du rapprochement opéré par le groupe italien Fincantieri pour acquérir STX France… Mais le président de la République veut aussi revoir les équilibres dans la future structure actionnariale de l'entreprise.

Le chef de l'État, venu à Saint-Nazaire pour la livraison du paquebot Meraviglia, a salué la « force de l'Europe » et « l'excellence de la relation » entre la France et l'Italie. S'il veut voir se construire ce partenariat industriel entre les deux pays, il faut également qu'il se « consolide ». Et pour Emmanuel Macron, cela passe par une révision des « équilibres de principe trouvés en avril dernier ».

Consolider la charge industrielle

Il s'agit pour le locataire de l'Élysée de « consolider le plan de charge industrielle ». Pas question en effet de « fragiliser » la capacité des chantiers navals à engranger de nouveaux contrats et recruter de nouveaux clients. Il importe aussi de « garantir la pérennité des emplois ». Le président de la République refuse qu'un actionnaire puisse privilégier un site contre un autre et « fragiliser les emplois à Saint-Nazaire ».

Bercy en charge du dossier

Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, est donc en charge de négocier avec toutes les parties autour de l'accord, et notamment avec Fincantieri, avec une feuille de route simple sur le papier : préserver les équilibres, la souveraineté industrielle et le savoir-faire des chantiers, mais aussi conserver les emplois et les intérêts économiques de la région.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.