Emmanuel Macron veut doper l’économie du numérique

Par Olivier Sancerre Modifié le 9 novembre 2015 à 21h30
Macron Noe
0,7%Le chômage a baissé de 0,7% en septembre.

Emmanuel Macron a bien l'intention de bouger les lignes, quitte à mécontenter les corporatismes. Le ministre de l'Économie a présenté les grandes lignes de sa future loi baptisée NOÉ, pour Nouvelles opportunités économiques.

Au menu de ce projet dont les contours restent encore assez flous, mais des thèmes qui ont pour points communs de prendre à bras le corps la révolution du numérique, tout en permettant aux dirigeants d'entreprises innovantes et aux acteurs du monde du numérique d'enrichir le débat et les propositions.

Arche

La loi NOÉ sera présentée en conseil des ministres en janvier ; cela laisse donc un peu moins de deux mois pour partager les expériences qu'Emmanuel Macron appelle de ses vœux — une manière de reprendre à son compte le thème de la démocratie ouverte que sa collègue au Numérique, Axelle Lemaire, a mis en place la semaine passée.

La première des mesures que le ministre de l'Économie entend mettre en place, c'est de permettre aux entreprises de se financer plus facilement. « Il faut adapter notre cadre fiscal, notre financement de l’économie. Il faut ramener le capital de nos épargnants vers le financement de l’économie réelle et développer une forme de fonds de pension à la française », a-t-il expliqué, visant explicitement les banques traditionnelles, trop frileuses.

Entreprenariat individuel

Sur le versant du salariat, Emmanuel Macron veut faciliter l'entreprenariat individuel en amplifiant le mouvement des libéralisations entamé avec la loi Macron 1. Pour lui, les diplômes et les règlements ne se justifient pas toujours. Le ministre souhaite que les choses aillent plus vite lorsque l'on souhaite s'établir dans un métier.

Enfin, l'autre face de la médaille, c'est la sécurité individuelle à laquelle tout salarié peut prétendre. Et pour cela, Macron mise sur le compte personnel d'activité, présenté comme la « grande réforme sociale » de François Hollande.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.