Face au coronavirus, Airbus réduit sa production et ses livraisons

Par Olivier Sancerre Modifié le 9 avril 2020 à 12h17
Airbus Baisse Production 2
1 tiersAirbus réduit sa production d'un tiers.

Le secteur aérien sera fortement impacté par la crise sanitaire, et pas uniquement les compagnies aériennes. Airbus aussi doit réduire la voilure.

L'avionneur européen, qui l'an dernier a ravi à Boeing la position de numéro un mondial, a annoncé une réduction d'un tiers de sa production. Le constructeur va produire 40 A320 par mois, un volume en recul d'un tiers pour un appareil qui est pourtant très populaire auprès des compagnies aériennes. Cet ajustement est le plus important jamais opéré pour le monocouloir, vedette du catalogue du groupe. La production de l'A350 va se réduire de 40% à six unités par mois, celle de l'A330 du même niveau, avec deux avions par mois. Airbus est particulièrement touché par les mesures de confinement en France et en Espagne, deux des plus importants pays de production de ses appareils.

40 A320 par mois

Les livraisons ne sont pas au beau fixe non plus. Airbus a livré 36 unités au mois de mars, moitié moins que l'an dernier à la même époque. Au premier trimestre, les livraisons sont en recul de 25%, avec 122 appareils. Le constructeur en avait pourtant produit 60 de plus, mais la fermeture des frontières mises en place partout dans le monde pour freiner la propagation du coronavirus, ainsi que l'arrêt quasi-total de l'activité des compagnies aériennes ont fortement réduit les livraisons de l'avionneur.

Boeing n'est pas en meilleure forme

Si les transporteurs sont les premiers à souffrir des différentes mesures contre le COVID-19, Airbus aussi va être impacté. Reste à connaître l'ampleur de cette contraction, qui dépendra de la levée des dispositifs de lutte contre la pandémie. De son côté, l'éternel rival Boeing n'est pas dans une meilleure forme : le constructeur doit toujours composer avec les déboires du 737 MAX. L'Association internationale du transport aérien (IATA) a évalué les pertes du secteur aérien à 252 milliards de dollars dans le monde.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.