Vivez la lutte d’un ouvrier d’Arcelor Mittal dans un jeu vidéo en ligne

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 22 mai 2013 à 12h41

Si vous vous êtes toujours demandé ce que pouvait ressentir un ouvrier d'Arcelor Mittal, en pleine lutte pour la sauvegarde de son emploi, un jeu vidéo semble tout indiqué pour répondre à cette interrogation.

"Kill Mittal", c'est le nom du jeu, n'est pas une incitation à la violence ou à taper sur les grands patrons du CAC40. Non, ce jeu en ligne, né d'un concepteur, Alexandre Grilletta, vous plonge dans un univers de cartoon, où jamais on ne voit une effusion de sang. Ce jeu vous plonge "simplement" dans la peau d'un ouvrier d'Arcelor, qui devra, par tous les moyens, empêcher son licenciement et ceux de ses autres collègues ouvriers.

Le scénario prend place dans un horizon pas si lointain, en 2030, une époque où "Mittal a fait main basse, puis fermé la majorité des aciéries mondiales, mettant à la rue des milliers de métallurgistes." On connaît l'histoire. A vous d'écrire le dénouement.

Votre unique adversaire, Lakshmi Mittal, est ici représenté sous les traits d'un robot. Pour l'empêcher de fermer votre usine, vous devrez inciter tous les ouvrier à se rebeller et à se battre en utilisant tous les moyens à votre disposition, tels que des barils, des poutres, des voitures, contre les forces de l'ordre.

Le créateur du jeu, lui même fils d'ouvrier, et originaire de Lorraine, se justifie en affirmant ayant voulu privilégier "l'héroïsme de notre époque à travers le combat de ces ouvriers", plutôt que de créer un énième jeu de guerre.

A noter seulement que la victoire n'est pas assurée. Vous pourrez sans doute vaincre Mittal dans le jeu "Kill Mittal", mais il ne s'agit que d'une bataille remportée. Le vilain Lakshmi Mittal pourrait bien être remplacé, et votre lutte devra reprendre de plus belle. Bienvenue dans l'univers des jeux vidéos, parfois bien proche de la réalité...

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.