Alstom : le PDG de General Electric croit au rachat

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 29 novembre 2022 à 10h10

Alors que le gouvernement et l’industriel français s’écharpent autour du rachat de la branche énergie d’Alstom, le PDG de General Electric, l’un des candidats potentiels, semble y croire encore. Alstom devrait donner sa réponse définitive d’ici la fin du mois de mai.

La confiance n’est pas de mise entre le gouvernement et Alstom, mais elle semble bien régner dans les rangs de General Electric.

Jeff Immelt croit au rachat d'Alstom

Jeff Immelt, le PDG de General Electric, prétendant au rachat de la branche énergie de l’industriel français, et favori dans cette affaire, a déclaré mercredi 21 mai lors d’une réunion d’investisseurs qu’il s’attend à voir aboutir le projet de rachat. "Nous n’aurions pas commencé si nous avions pensé que nous ne pouvions pas finir" a-t-il notamment précisé, alors que le projet de rachat se heurte toujours au gouvernement, et particulièrement aux réticences d’Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie.

L'expérience de General Electric fera la différence pour son PDG

Pour Jeff Immelt, il semble évident que General Electric est le meilleur candidat au rachat des activités énergie d’Alstom, au regard de l’expérience de son groupe. "Il s’agit d’une opération qui peut être réalisée. Il s’agit d’une opération dans un domaine où nous avons de l’expérience. Il s’agit d’une opération que nous prévoyons de boucler" a également déclaré le PDG du groupe américain.

Duel au sommet entre Alstom et le gouvernement

Côté Alstom, on privilégie clairement l’offre de General Electric. Patrick Kron doit donner sa réponse définitive d’ici la fin du mois de mai. Mais mardi 20 mai dernier, il répétait encore que l’offre de General Electric, de 12,35 milliards d’euros était "une excellente option". Et cela malgré le fait que le gouvernement tente de faire pencher la balance en faveur de Siemens.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.