Minecraft va-t-il être zombifié par Microsoft pour 2 milliards de dollars ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 10 septembre 2014 à 21h56

Qui ne connait pas Minecraft ? Ce jeu de construction virtuel, qui permet de se bâtir un monde très simplement tout en restant connecté avec les autres joueurs de la planète, connait un succès phénoménal depuis son lancement en 2009. Microsoft lorgne sur ce best-seller qui a su tirer son épingle du jeu.

2 milliards pour Minecraft

Disponible sur toutes les plateformes possibles et imaginables, des puissantes consoles de salon aux smartphones et tablettes, Minecraft a séduit jusqu'à présent 54 millions de joueurs à travers le monde. En 2013, l'éditeur Mojang a généré 115 millions de dollars de profits, pour 291 millions de dollars de chiffre d'affaires. Une entreprise saine donc, qui ne compte qu'une quarantaine de développeurs installés en Suède.

Le jeu est aussi plein de l'esprit de son créateur, Markus Persson (mieux connu sous le sobriquet Notch), qui n'a pas son pareil pour caresser les joueurs dans le sens du poil, notamment par son discours anti-corporation. C'est pourquoi il est si étonnant de le voir fricoter avec Microsoft, qui représente un establishment que Notch voue pourtant aux gémonies.

Minecraft bientôt exclusif aux plateformes Microsoft ?

Mais pour deux milliards de dollars, il est facile de manger son chapeau ! C'est en effet la somme que proposerait l'éditeur de Windows pour acheter Mojang. Une acquisition conséquente donc pour le nouveau PDG de Microsoft, Satya Nadella, en poste depuis février et dont le profil sérieux incline pourtant peu aux jeux vidéo.

Avec Minecraft dans son portefeuille de licences exclusives, Microsoft possèderait une arme de destruction massive contre les autres plateformes en proposant l'exclusivité du jeu sur Windows, Windows Phone et Xbox. Ce serait cependant s'attirer le courroux de milliers de joueurs qui aiment profiter de Minecraft sur leurs iPhone, Android, ou Mac. Et la fin de l'innocence pour Mojang, même si Notch resterait un temps pour la transition.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.