Un « Guide stratégique du dirigeant » pour s’affirmer en entreprise

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Par VA Press Modifié le 29 mai 2017 à 17h52
Olivier Meier Guide Strategique Digireant
1,48 %En 2013, le marché de la communication externe des entreprises représentait 1,48 % du PIB français.

Avec la sortie de son dernier ouvrage, le « Guide stratégique du dirigeant » qui se présente sous la forme d’un glossaire, Olivier Meier met à la portée de chacun un vocabulaire que l’on croyait réservé à une élite. Il a répondu à nos questions.

A qui votre ouvrage est-il destiné ?

Il s’adresse à tous ceux qui, directement ou indirectement, sont concernés par la vie de l’entreprise. Plus spécifiquement, il intéressera ceux qui cherchent une boussole pour naviguer avec aisance dans un univers où la maîtrise du discours et de ses composants peut être perçue comme un symbole d’appartenance à une caste. Le vocabulaire de l’entreprise est à l’image de son environnement stratégique : il se complexifie sans cesse et s’enrichit au gré des évènements. Or, ne pas maîtriser le jargon et les concepts peut s’avérer discriminant sur le plan professionnel. Ainsi, que vous soyez un manager en devenir ou un cadre, un chercheur en sciences de gestion, un consultant ou un stagiaire, cet ouvrage peut vous fournir les clés permettant d’accéder à cette « caste » et de faire de l’environnement « corporate » votre élément.

Pourquoi est-ce qu’il est essentiel aujourd’hui qu’un dirigeant, en particulier, maîtrise parfaitement le vocabulaire des affaires ?

Un nouveau mot, une expression nouvelle, une définition n’ont rien d’anodin. Le choix du vocabulaire traduit des logiques, des tendances, de nouvelles règles du jeu, de nouvelles visions du monde, que tout dirigeant se doit de connaître et de comprendre, pour pouvoir mieux décider et agir.

Le vocabulaire du business est, en effet, de plus en plus envahi par des termes anglophones. Qu’est-ce que cela révèle de son adaptation à la mondialisation ?

On ne peut pas nier qu’on assiste tous collectivement à une adaptation à la mondialisation avec une science du management de plus en plus internationale. Naturellement, des spécificités culturelles notamment selon le poids accordé à l’école rationaliste, à l’importance accordée aux dynamiques collectives, peuvent conduire à des stratégies et des modes d’actions différenciés. Mais il s’agit davantage d’une question de poids ou priorités que de changements profonds de paradigmes. La mondialisation est désormais là et bien présente dans notre vie quotidienne, et les évolutions technologiques ne vont que renforcer ce processus de convergence.

Vous compilez une multitude de théories et de lois, et elles sont nombreuses. Pourquoi une telle quantité de théories scientifiques dans le champ de la gestion ?

Je pense qu’il n’y a plus une vérité, une logique, en raison de la complexité de l’environnement et de la nécessité de se remettre en question perpétuellement. J’orienterais éventuellement le lecteur vers des grilles méconnues du grand public. D’autres perspectives sont intéressantes, comme celles de combiner la théorie de l’agence et la théorie du stewardship en matière de gouvernance. Sur un plan plus managérial, la théorie de l’acteur et du système ainsi que les travaux sur l’enracinement demeurent des outils d’analyse remarquables pour saisir les jeux d’acteurs et la complexité des organisations. Mais l’intérêt de ce livre est avant tout d’appréhender l’ensemble de ces notions dans leurs diversités et complexités, pour mieux ressentir les défis auxquels tous managers et dirigeants auront à faire face dans les années à venir. Lier théories, concepts et pratiques d’entreprise, qui sont au cœur du contenu de ce livre, constitue également une réponse stimulante aux enjeux de demain, en sachant allier complexité et efficacité au service des équipes de travail dont on a la responsabilité.

Quels sont les trois conseils que vous donneriez à un dirigeant ?

D’abord, je pense qu’un monde en pleine mutation ne doit pas faire oublier l’importance de revendiquer sa propre vision, une identité spécifique qui puisse justifier des démarches originales, source potentielle de valeur. En second, je considère que l’agilité ne doit pas s’opposer à un minimum de cohérence dans les politiques et actions engagées. On peut être amené à changer et à s’adapter, voire recourir à des orientations stratégiques nouvelles, sans pour autant abandonner une ligne de conduite cohérente qui permette de donner du sens auprès des différentes parties prenantes. Enfin, comme troisième remarque, à l’appui du contenu du livre, je considère qu’un des axes forts des entreprises de demain consistera à combiner des exigences contradictoires, seules à même de répondre à la complexité des attentes et aux défis d’un environnement de plus en plus difficile à contrôler.

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