77 % des Français estiment que les casseurs doivent payer pour les dégâts causés lors de la remise de prix du PSG

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 15 mai 2013 à 21h38

Suite à la cérémonie organisée pour la victoire du Paris Saint-Germain en championnat de France, ayant donné lieu à de nombreux échauffourées entre casseurs et forces de l'ordre, les dégâts matériels sont conséquents.

Aujourd'hui la question qui se pose est la suivante : qui doit payer ? L'Etat, les casseurs, les assurances, la municipalité ? Selon une enquête d'opinion Toluna Quicksurveys, réalisée le 15 mai pour Economiematin.fr, montre que plus de la majorité des Français (environ 77 %) estiment que la réparation des dégâts doit revenir aux casseurs.

Ce n'est évidemment pas la manière la plus simple de recouvrer l'argent, les casseurs devant déjà être arrêtés. Les forces de l'ordre doivent ensuite prouver que les personnes interpellées sont bien les responsables des dégâts. Enfin, les responsables doivent également être solvables…

Autre point du sondage, environ 37 % des personnes interrogées estiment que c'est aux organisateurs de l'évènement, à savoir le club Paris Saint-Germain lui-même, de dédommager les victimes des dégradations. Les assurances, débordées depuis les derniers évènements arrivent en troisième position. Pour 14 % des Français, ce sont à elles de payer.

Enfin, chose étonnante, les sondés ne sont que 5 % à mettre la facture sur le dos de l'Etat, alors que gouvernement et opposition continuent de se renvoyer la balle sur la responsabilité de l'équipe au pouvoir après les saccages survenus sur les Champs-Elysées et au Trocadéro, à Paris. Rappelons pourtant, que depuis le XIXème siècle, le simple fait qu'une manifestation dégénère suffit pour invoquer le principe de "responsabilité sans faute" de l'Etat. Toutes les victimes, y compris la Mairie de Paris pourraient lui demander des réparations…

Fiche technique

Le sondage Toluna a été réalisé par Internet sur www.quicksurveys.com en France le 15 mai 2013 auprès d'un échantillon de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population nationale en termes de région, sexe et âge (dispersion des professions).

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.