Pas de hausse d’impôts pour rembourser les mesures d’urgence

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 juin 2020 à 11h47
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500 MILLIARDSL'État a mis plus de 500 milliards d'euros sur la table pour maintenir l'économie.

Cela soulagera, peut-être, tous les contribuables. Dans son allocution de dimanche 14 juin, Emmanuel Macron a affirmé qu'il ne comptait pas financer les centaines de milliards d'euros du plan d'urgence sanitaire par l'impôt.

Le gouvernement n'a pas regardé à la dépense pour maintenir hors de l'eau l'économie, les entreprises, les travailleurs, les entrepreneurs « mais aussi les plus précaires », a souligné le président de la République durant son allocution ce dimanche 14 juin. Ce sont « plus de 500 milliards d'euros » qui ont été engagés par les pouvoirs publics depuis le début de la crise sanitaire, des dépenses qui « se justifient en raison des circonstances exceptionnelles que nous venons de vivre », a défendu Emmanuel Macron. Mais voilà, ces sommes énormes s'ajoutent à la dette déjà existante, a-t-il indiqué. Cet argent n'a rien de magique : l'État l'a emprunté sur les marchés financiers, à bon prix grâce à la signature de la France, très recherchée par les investisseurs.

Pas d'augmentation des impôts

Il n'empêche qu'il faudra bien un jour rembourser ces 500 milliards ! Le chef de l'État a tenu à rassurer les contribuables, légitimement inquiets pour leur portefeuille alors que la France fait déjà partie des pays où la fiscalité est la plus importante. « Nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts », a martelé Emmanuel Macron, qui a rappelé que la fiscalité avait commencé à baisser ces trois dernières années. La recette du Président est la suivante : « La seule réponse est de bâtir un modèle économique durable et fort, de travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres ».

Faillites et plans sociaux

Plus facile à dire qu'à faire. Car en parallèle, « notre pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples en raison de l'arrêt de l'économie mondiale ». Emmanuel Macron et le gouvernement veulent tout faire pour « éviter au maximum les licenciements ». Pour y parvenir, il faudra « créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole. Notre première priorité est d'abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire ». L'État va donc devoir poursuivre les « investissements massifs » pour l'éducation, la formation, et les emplois pour les plus jeunes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.