La première voiture électrique d’Apple pour 2019

Par Olivier Sancerre Modifié le 21 septembre 2015 à 22h13
Tesla Model S
76 300 €Le premier prix de la Model S, seul véhicule électrique de Tesla, est de 76 300 €.

Apple va mettre un sérieux coup d'accélérateur à son projet de véhicule électrique. Connu pour le moment sous son nom de code « projet Titan », cette voiture devrait maintenant être lancée dès 2019, soit une année plus tôt que prévu.

Le Wall Street Journal, qui bénéficie de sources généralement fiables dans ce dossier, écrit que le créateur de l'iPhone a « accéléré » le développement de son premier véhicule. Il s'agit d'un projet stratégique pour Apple, qui compte sur ce relais de croissance très important… si la société parvient à ses fins.

Débauchage

Et pour se donner toutes les chances, Apple va investir. L'équipe d'ingénieurs en charge du projet Titan, déjà forte de 600 personnes, devrait ainsi… tripler, rien de moins, pour créer une entité particulièrement conséquente au sein du groupe.

Apple a débauché parmi chez la concurrence pour muscler son équipe, ce dans tous les domaines, qu'il s'agisse des batteries, des capteurs, de l'intégration logiciel et matériel, ce qui fait traditionnellement la force de la société. Il lui faut également recruter des ingénieurs spécialisés dans les technologies automobiles : plusieurs profils importants de Tesla, le constructeur de voitures électriques, mais aussi de Volkswagen et de General Motors ont rejoint les rangs d'Apple.

Trésor de guerre

Alors que la rumeur prêtait jusqu'à présent à Apple la volonté de concevoir un véhicule autonome comme la fameuse Google Car, il n'en sera rien… du moins dans un premier temps. À long terme, c'est un objectif que pourrait suivre l'entreprise. Il est vrai que la législation est encore loin d'être finalisée.

Mais développer une voiture est une chose, la distribuer et la vendre (sans oublier les bornes électriques) est tout un défi. Mais Apple, fort d'un « trésor de guerre » de 200 milliards de dollars, peut à peu près tout se permettre.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.