Spotify affiche une hausse de son chiffre d’affaires… et des pertes

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 juin 2017 à 20h06
Spotify Bourse Chiffre Affaires Pertes 1
11,3 MILLIARDSLa valorisation boursière estimée de Spotify est de 11,6 milliards d'euros.

Après Snapchat, Spotify pourrait bien être la prochaine grosse introduction boursière dans le secteur des technologies. Le service de streaming musical veut en tout cas présenter patte blanche afin de séduire les investisseurs.

Et quoi de mieux pour ce faire que de dévoiler quelques chiffres intéressants. À la fin de l'année dernière, Spotify comptait donc 48 millions de clients payants (ils s'acquittent d'un abonnement mensuel facturé généralement une dizaine d'euros). C'est près du double de l'année précédente, puisqu'en 2015 ils étaient 28 millions. En tout, l'entreprise dénombre plus de 140 millions d'utilisateurs actifs par mois grâce à son offre gratuite financée par la publicité.

Rude concurrence dans le streaming

Le secteur de la musique en streaming est très concurrentiel. Le marché se partage entre le français Deezer, l'américain Apple Music, une poignée d'acteurs confinés en Amérique du Nord, et Spotify. La société, native de Suède mais basée au Luxembourg, est leader sur ce marché. Mais pour le rester, elle doit investir, ce qui explique des pertes opérationnelles de 349 millions d'euros en 2016, en hausse de 47% par rapport à l'année précédente...

Contrat avec les majors du disque

Spotify explique avoir dû embaucher l'an dernier pour accompagner sa croissance mondiale et pour développer des produits adaptés à la demande. Des investissements qui paient toutefois, puisqu'à 2,93 milliards d'euros l'an dernier, le chiffre d'affaires est lui en forte progression de plus de 50%. L'entreprise a également à son actif un contrat avec Universal Music Group, ce qui lui permet de jouir de la licence du catalogue de la major pendant plusieurs années. Des accords du même calibre sont en négociations avec Sony et Warner.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.