Uber interdit de rouler en Italie

Par Olivier Sancerre Modifié le 8 avril 2017 à 19h47
Uber Italie Interdiction 1
54Uber est présent dans 54 pays.

Uber tombe de haut en Italie. Le géant du VTC (véhicule de transport avec chauffeur) a été jugé coupable de concurrence déloyale par la justice italienne. Résultat : l’entreprise ne peut plus faire la promotion de ses services, ni exploiter son application mobile.

De fait, Uber est désormais interdit d’exercer en Italie. Une victoire pour les associations de taxi qui, depuis 2015, bataillent en justice pour démontrer le caractère déloyal des différents services proposés par Uber : ils sont maintenant bannis, d’Uber XL à Uber Black, en passant par X, SUV, Select ou Van. C’est la quatrième fois que la justice italienne se range aux arguments des taxis.

10 000 euros d’amende par jour

Évidemment, Uber fulmine et a annoncé son intention de faire appel du jugement. « Nous allons faire appel de ce jugement basé sur une loi vieille de 25 ans. Le gouvernement italien ne peut plus perdre de temps et doit désormais décider s'il veut rester ancré dans le passé ou s'il veut permettre aux Italiens de bénéficier des nouvelles technologies », indiquent ainsi les avocats d’Uber Italie. Il n’est cependant pas sûr que les juges du pays entendent les arguments de l’entreprise mais au moins, cet appel permettra au service de poursuivre ses activités.

Bataille rangée partout en Europe

Uber a dix jours pour déposer son appel. Au delà, le groupe s’exposera à une amende fixée à 10 000 euros par jour s’il ne cesse pas ses services en Italie. L’entreprise a aussi fort à faire pour se défendre un peu partout en Europe. En France ou en Espagne par exemple, Uber doit remplir des obligations de formation. Des poursuites ont été engagées par l’Ursaaf pour requalifier les chauffeurs en salariés.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.