Régionales : pourquoi Autain, Pulvar et Bayou doivent battre Pécresse

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 23 juin 2021 à 16h47
Bayou23062021

Ce n’est pas qu’une provocation destinée à vous faire cliquer sur le titre de cet article. Seul l’attelage écolo-socialo-communiste peut sublimer l’œuvre destructrice d’Anne Hidalgo, et remettre l’Ile-de-France à sa place : celle d’une région de France comme les autres.

Il est un fait avéré que pas un professeur d’histoire ou de sciences éco ne contestera : la France, de par la volonté de ses monarques, amplifiée encore par les deux empires et les cinq républiques, est un des pays les plus centralisés au monde. En dehors de Paris (ou maintenant, du « Grand Paris », je me retiens pour ne pas faire une digression), il n’y a pas de salut.

En début de semaine est sortie une étude de l’INSEE intitulée « la France et ses territoires », dont le Figaro, entre autres journaux, s’est fait l’écho. Avec un titre au moins aussi provocateur que le nôtre : « Le Francilien est moitié plus productif qu’un provincial et deux fois plus riche ». Mon confrère, Jean-Pierre Robin s’excuse auprès des lecteurs du Figaro pour le titre « qui risque de nous fâcher avec plus de quatre Français sur cinq dans l’Hexagone, ceux qui n’habitent pas l’Île-de-France ».

L’Ile-de-France sans la France se porterait comme un charme

C’est peu de le dire, à la lecture de l’article qui résume l’étude de l’INSEE. Plus productifs, plus riches, les franciliens « fourniraient une quantité de travail par habitant supérieure de 31 % à celle des autres régions ». Toujours la vaste blague des biais statistiques. Bien évidmement, si l’on divise le chiffre d’affaires des grandes entreprises installées dans le 92 (Hauts-de-Seine) et qu’on le divise par le nombre d’habitants du département, on obtiendra un résultat à des années lumière de la même opération effectuée dans la Corrèze.

La réalité, c’est que Paris et l’Ile-de-France étouffent la France depuis des décennies pour ne pas dire des siècles. On vous dira que la « redistribution » dans le sens Paris-Province est avérée, tout comme la Nouvelle-Calédonie aussi « coûte » à la Métropole. Si l’Allemagne s’en sort si bien, c’est que chaque Land allemand, dont les pouvoirs sont cent fois supérieurs à ceux de nos ridicules régions françaises, est maître de son destin.

Le désintérêt total des Français pour les régionales, et pour les départementales dont personne ne parle, est on ne peut plus logique, puisque tout se joue et se décide à la Kommandantur du Gross Paris.

Or, le programme de Valérie Pécresse est clair : elle veut renforcer encore l’attractivité économique de la région capitale, tout faire pour y créer plus d’emplois, y attirer plus d’entreprises. En bref, son programme, c’est l’Ile-de-France et les franciliens d’abord.

Seuls Clémentine Autain, Audrey Pulvar et Julien Bayou, inspirés en coulisses par leur maîtresse à penser Anne Hidalgo qui est en train de consciencieusement détruire Paris, et mettre à genoux son économie, pour transformer la capitale en Lunapark piétonnier géant, peuvent briser l’infernale spirale de l’Ile-de-France omnipotente, omniprésente et surpuissante, léguée par les Rois de France et tous les monarques républicains qui leur ont succédé.

Alors, pour sauver la France, votez pour le « rassemblement pour l’écologie et la solidarité », votez Autain-Pulvar-Bayou !

Photo Jean Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).