Volkswagen veut s’emparer d’Europcar

Par Olivier Sancerre Modifié le 28 juin 2021 à 12h00
Europcar Vw Achat 2
2,2 MILLIARDSLa proposition de Volkswagen valorisait Europcar à hauteur de 2,2 milliards d'euros.

Europcar est la cible de Volkswagen. Le loueur français de voitures a rejeté une première offre du géant allemand, qui pourrait bien revenir à la charge dans les prochaines semaines.

Le secteur de la location de voitures est-il en proie à une consolidation ? La crise sanitaire a fortement secoué cette activité : les mesures de restriction des déplacements ont en effet éloigné la clientèle des loueurs de voitures. Avec le retour à la normale entamé grâce à la campagne de vaccination, les appétits commencent à s'aiguiser. Volkswagen a ainsi fait part d'une « marque d'intérêt » à Europcar, mais le conseil d'administration de l'entreprise française a rejeté l'offre. Ce dernier a considéré que le prix proposé de 0,44 euro par action ne reflétait pas « la pleine valeur et le potentiel de création de valeur du groupe ». Mais Volkswagen pourrait revenir à la charge.

Première offre rejetée

Le conseil d'administration d'Europcar indique en effet que des discussions sont susceptibles de se tenir concernant une opération éventuelle. Quant à Volkswagen, le constructeur confirme examiner actuellement une « potentielle transaction » pour acheter une majorité des parts d'Europcar. Des considérations qui en sont à un « stade précoce », ajoute-t-il. La première offre valorisait le loueur à hauteur de 2,2 milliards d'euros, mais Volkswagen n'en aurait financé qu'un peu moins de la moitié (le reste provenant de deux fonds d'investissement). Il y a donc une marge de manœuvre.

Une longue histoire en commun

Volkswagen et Europcar partagent une histoire commune. Le constructeur a pris le contrôle du capital du loueur en 1999, avant de revendre ses parts en 2009 pour la somme de 3,3 milliards d'euros. L'an dernier, une rumeur annonçait déjà l'intérêt de Volkswagen pour Europcar, avec l'ambition de retrouver la majorité des parts. La flotte du loueur compte par ailleurs un tiers de véhicules Volkswagen, une position qui pourrait se renforcer si la transaction allait à son terme.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.