En 2022, les médicaments pourraient être distribués à l'unité

1,5 KG
Chaque année en moyenne, un Français jette 1,5 kg de médicaments.

D'ici 2022, les pharmaciens pourraient délivrer les médicaments à l'unité. Une mesure désormais inscrite dans le projet de loi contre le gaspillage, qui pourrait cependant poser des problèmes au pharmacien.

La mesure était une promesse du candidat Macron : le gouvernement a déposé et fait voter en première lecture un amendement sur la délivrance de médicaments à l'unité dans les pharmacies. Ce texte, ajouté à la loi contre le gaspillage actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, dispose que « lorsque leur forme pharmaceutique le permet, la délivrance de certains médicaments en officine peut se faire à l'unité ». Cette mesure, si elle est adoptée définitivement, serait mise en œuvre au plus tard le 1er janvier 2022. Mais le gouvernement veut faire en sorte de rassurer les pharmaciens, c'est pourquoi le dispositif fera l'objet d'une concertation avec les professionnels.

Les pharmaciens inquiets

Il s'agit là d'une mesure « emblématique » de la lutte contre le gaspillage, a défendu Brune Poirson, la secrétaire d'État à la Transition écologique. Une mesure qui ne tombe pas du ciel : dans de nombreux pays en effet, les pharmacies délivrent les médicaments à l'unité sans que cela n'ait fait polémique. Malgré tout, le gouvernement a entendu les craintes des officines, qui se sont fait entendre tout le long de la semaine. Les décrets d'application seront précédés d'une concertation avec les parties prenantes, a souligné la secrétaire d'État.

Une expérimentation sur les antibiotiques

Brune Poirson a souligné que l'on ne partait pas d'une « page blanche ». Une expérimentation a en effet eu lieu pour les antibiotiques et visiblement sans soulever de polémique. Elle a également relevé que ce système de délivrance était entré dans les mœurs ailleurs. Le gouvernement entend de toutes manières limiter le dispositif à « quelques antibiotiques » dans un premier temps, pour lesquels l'intérêt d'une distribution à l'unité est « le plus évident ». De plus, le délai de l'amendement donne un peu de temps aux professionnels de la santé pour s'adapter.


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