Carburants : vers des prix élevés avant les vacances d'été ?

50 DOLLARS
Le prix du baril de pétrole a chuté sous les 50 dollars le 3 février
2020 à cause du coronavirus.

La fin du confinement et la reprise de l’activité en France et dans le monde continuent de pousser les prix à la pompe vers le haut. L’aubaine est terminée, mais la question qui se pose est désormais : combien va coûter le plein de carburant lors des grands départs en vacances cet été ?

Encore une augmentation du prix des carburants à la pompe

Les dernières données du ministère de la Transition écologique et solidaire continuent de montrer la tendance haussière des prix des carburants en France. Une tendance qui n’est pas étonnante puisque la demande a augmenté, tout comme la consommation, depuis le déconfinement.

La semaine du 25 mai 2020, soit avant la phase 2 du déconfinement entamée le 2 juin 2020, le prix moyen du diesel s’est établi à 1,16 euro le litre, en hausse de 1 centime, tandis que l’essence a connu une augmentation de 2 centimes : le SP95-E10 affichait 1,27 euro en moyenne, le SP95 1,28 euro et le SP98 1,34 euro.

En moins de deux semaines, le prix des carburants a donc fortement augmenté : 5 centimes d’euro le litre pour l’essence SP95-E10 et 3 centimes d’euro le litre pour le diesel.

Vers des prix d’avant confinement pour l’été ?

L’augmentation du prix des carburants se confirme donc : jusqu’où ira-t-elle ? Les Français vont-ils payer, lors de leurs départs en vacances cet été, des prix proches de ceux d’avant le confinement ? Pour rappel, au 1er mars 2020, toujours selon les données du ministère, l’essence SP98 se vendait en moyenne à 1,55 euro le litre, le SP95 à 1,49 euro, le SP95-E10 à 1,47 euro et le diesel, le carburant le moins cher et le plus vendu en France, à 1,39 euro le litre.

Tout dépendra, en fait, des prix du pétrole en Bourse : début mars 2020 ils dépassaient les 50 dollars le baril alors qu’ils affichent, le 4 juin 2020, moins de 40 dollars. Les prix du brut aussi sont toutefois en hausse constante depuis la fin du mois de mai et ils pourraient rapidement retrouver les tarifs d’avant confinement. Si aucune guerre des prix ne se déclenche à nouveau entre l’OPEP et la Russie…


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