Chômage : les allocations revues à la baisse pour les salaires élevés

7 700 €
Il existe déjà un plafonnement du montant à 7 700 euros brut par mois
mais l'exécutif souhaiterait revoir ces modalités.

Édouard Philippe a présenté le 26 février la méthode et le calendrier de sa prochaine réforme de l'assurance chômage. Et le Premier ministre a révélé que le gouvernement va toucher aux règles d'indemnisation du chômage des hauts salaires. 

Les modalités des allocations chômage pour les salaires élevés vont changer

Édouard Philippe a confirmé mardi 26 février que les modalités des allocations chômage vont être revues pour les salaires élevés. Après l'échec des négociations entre les différents partenaires sociaux, l'annonce était attendue : le gouvernement reprend donc la main et va relancer quelques semaines de négociation. Pour rappel, il existe un plafonnement du montant (7 700 euros brut par mois) mais l'exécutif souhaiterait revoir ces modalités.

Le Premier minsitre était accompagné de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Ensemble, ils ont présenté la méthode et le calendrier de la réforme sur les indemnisations de l'assurance chômage pour les salaire élevés. Et d'annoncer que les décisions pourraient être prises « au printemps » sur ce dossier. Un décret de publication sur l'assurance chômage est, lui, envisagé pendant l'été.

Quid du bonus-malus ?

En revanche, la gouvernance de l'Unédic n'est pas menacée par le gouvernement. Il n'envisage pas non plus la remise en cause de la gestion paritaire du régime d'assurance chômage. En outre, Édouard Philippe a confirmé que le bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, était bien à l'étude. Cette réforme est réclamée par les syndicats mais vivement contestée par le patronat.

Enfin, les changements évoqués par le Premier ministre pourraient à la fois concerner le montant (en le revoyant à la baisse) mais aussi la durée d'indemnisation. En effet, la dégressivité des allocations est ainsi évoquée depuis plusieurs semaines. « On peut s'interroger sur le maintien des règles quand il n'y a pas de difficultés sur le marché du travail pour votre catégorie d'emploi », a ainsi justifié la ministre du Travail Muriel Pénicaud en rappelant que le chômage des cadres avait baissé.


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