Comme prévu, Fincantieri prend le contrôle des chantiers navals de Saint-Nazaire

50 %
Le groupe Fincantieri s'empare de 50% du capital de STX France.

Tout ça pour ça ! Après de longs mois de négociations qui ont mis à mal les relations entre Paris et Rome, le groupe italien Fincantieri a fini par prendre le contrôle des chantiers navals de Saint-Nazaire. Comme c'était prévu dès le départ…

Épilogue pour le feuilleton des chantiers navals de Saint-Nazaire. Ce vendredi, l'industriel italien Fincantieri a signé l'accord qui lui donne 50% du capital de l'opérateur STX France. L'État, via son agence des participations APE, en contrôle 34,34%. Paris possède donc une minorité de blocage, mais l'État « prête » 1% de son capital à Fincantieri afin que ce dernier puisse disposer de la majorité des voix. Le reste du capital est détenu par Naval Group (10%), les employés (2,4%) et les entreprises locales (3,26%). En plus de la majorité des voix, Fincantiera peut nommer quatre des huit membres d'administration (dont le président et l'administrateur général), contre deux pour l'État.

Plusieurs mois de négociations

« Il a fallu surmonter quelques difficultés pour parvenir à cet accord entre STX et Fincantieri et je suis heureux de vous annoncer aujourd'hui à Rome que l'accord définitif sera signé dans les prochains jours », déclarait Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, la veille de la signature proprement dite. L'affaire a provoqué des remous dans la relation entre Paris et Rome. Peu après son accession à l'Élysée, Emmanuel Macron a voulu remettre à plat un accord négocié par le gouvernement précédent et qui ne lui convenait pas. Le président jugeait en effet l'accord comme trop favorable à la partie italienne.

60 millions pour Fincantieri

Après quelques frictions entre les deux capitales, toutes les parties s'entendaient sur un accord en septembre dernier. Fincantieri se réjouit bien sûr de la solution : « La parfaite complémentarité des activités de croisière et des produits de Fincantieri et STX France permettra aux deux entreprises de servir tous les clients et marchés, créant de la valeur non seulement pour les actionnaires mais aussi pour les employés et les réseaux de fournisseurs ». Le groupe a déboursé 60 millions d'euros pour s'emparer des chantiers navals.


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