La croissance en France sera meilleure qu'ailleurs en Europe

1,3 %
La croissance dans la zone euro devrait être de 1,3% en 2019.

La France devrait s’en tirer mieux que ses grands voisins, selon les prévisions de croissance de la Commission européenne. Bruxelles les a toutefois revu à la baisse pour tout le monde.

La France devrait afficher une croissance de 1,5% en 2018, et de 1,3% en 2019. Des estimations en recul par rapport aux précédentes prévisions de la Commission européenne, qui tablait l’automne dernier sur 1,7% et 1,6%. Si l’Hexagone peut s’enorgueillir de tirer son épingle du jeu, c’est grâce à la demande intérieure qui va « monter en puissance », explique Bruxelles. « La consommation des ménages devrait accélérer progressivement au delà de 2019 grâce à l'augmentation des salaires nominaux qui devraient booster le revenu disponible et au ralentissement de l'inflation » : les mesures d’urgence sociale annoncées dans la foulée du mouvement des « gilets jaunes » vont renforcer le pouvoir d’achat.

Pouvoir d’achat

Même si les prévisions sont en baisse, la France n’est pas à plaindre. L’Italie devrait ainsi se contenter de 0,2% seulement pour 2019, alors que le pays est entré en récession l’an dernier (avec 1% de croissance estimée). L’Allemagne aussi va souffrir, la Commission prévoyant une croissance de 1,5% pour 2018 et 1,1% en 2019. Le pays, dont l’économie est tournée vers les exportations, souffre lorsque les échanges commerciaux internationaux tournent au ralenti. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine n’arrange rien… Globalement, la progression du PIB dans la zone euro devrait se limiter à 1,3% en 2019 et 1,6% en 2020 (au lieu de 1,9% et 1,7% prévus à l’automne dernier).

Fondamentaux économiques

Dans l’ensemble de l’Union européenne, Bruxelles prévoit une croissance de 1,5% et 1,7% pour 2019 et 2020 (contre 1,9% et 1,8%). Pierre Moscovici, le commissaire en charge des Affaires économiques, explique que « les fondamentaux économiques de l'Europe restent solides et nous continuons de recevoir de bonnes nouvelles, en particulier sur le front de l'emploi. La croissance devrait progressivement rebondir au second semestre de cette année et en 2020 ».


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