Vladimir Poutine veut voler à la rescousse de la Grèce

320 MILLIARDS €
La dette de la Grèce est de 320 milliards d'euros.

Vladimir Poutine chevalier blanc d'Alexis Tsipras ? Et pourquoi pas ? En tout cas c'est ce qui pourrait arriver en ce mois d'avril 2015 alors que la Grèce est en pleine négociation avec ses créanciers et l'Union Européenne. Un rendez-vous entre les deux chefs d'Etat est même déjà prévu, le 8 avril 2015, durant lequel il y a de forte chances que la Grèce demande le soutien et l'aide de la Russie.

Moscou et Athènes main dans la main ?

L'annonce de ce rendez-vous entre Tsipras et Poutine le 8 avril 2015 est d'autant plus étonnante que le chef d'Etat grec avait déjà un rendez-vous dans le pays le 9 mai 2015, dans le cadre de commémorations de la victoire de la Deuxième Guerre Mondiale. Tsipras et Poutine vont donc se rencontrer deux fois... en un mois.

C'est plus que d'habitude et ça inquiète l'Europe... mais surtout les Etats-Unis qui n'aimeraient pas que la Grèce fasse copain-copain avec la Russie. Ce serait un problème, la Grèce étant stratégiquement placée au niveau du bassin méditerranéen.

Et c'est d'autant plus inquiétant que personne ne sait exactement ce qu'il en sera de la Grèce et de son futur dans l'Union Européenne puisque l'ombre d'un Grexit n'est pas encore écartée, malgré ce qu'en disent les instances européennes. Et si la Grèce entrait dans l'Union Douanière Russe de Vladimir Poutine ?

Moins de sanctions économiques contre un soutien politique

Nous n'en sommes pas encore là mais le scénario est plausible... voire probable. Pour l'instant, toutefois, l'alliance Grèce-Russie, si elle se concrétise, ne devrait être que politico-économique.

Dans le détail la Grèce pourrait demander à Poutine de lever les sanctions économiques que la Russie a imposées aux pays de l'Union Européenne à la suite de la crise Ukrainienne. En échange la Grèce pourrait faire un peu pression sur l'UE concernant les sanctions qu'elle a prise envers la Russie, une position qu'elle a déjà tenue par ailleurs.

A moins que Tsipras n'ait une autre idée en tête : exprimer sa volonté d'aller copiner avec la Russie pour... obliger l'Union Européenne à signer un accord avec la Grèce. Un accord qui lui serait favorable.


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