Hôtellerie : un manque à gagner de 100 millions d'euros dû à la grève SNCF

400 MILLIONS €
Selon la ministre des Transports le mouvement social à la SNCF a coûté
400 millions d'euros.

Le secteur français de l'hôtellerie a subi un manque à gagner de plus de 100 millions d'euros depuis début avril du fait des mouvements de grèves dans le secteur des transports, à la SNCF et chez Air France notamment, selon des estimations du cabinet spécialisé MKG Consulting, rendues publiques ce mardi 5 juin 2018.

Un manque à gagner de 100 millions d'euros principalement dû à la grève SNCF

L'hôtellerie a subi un manque à gagner de plus de 100 millions d'euros depuis début avril en France. Et, selon des estimations du cabinet spécialisé MKG Consulting rendues publiques ce mardi 5 juin, il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre la raison de ce trou dans la caisse : les mouvements de grèves qui ont émaillé le secteur des transports.

Ainsi, dans un communiqué, il explique : « La conséquence de ces jours de grève est un net ralentissement de l'activité, alors que depuis le début de l'année, les hôteliers constataient une nette amélioration de leurs performances (notamment à Paris et en Ile-de-France). » Et Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting, de préciser que la perte de fréquentation est « essentiellement liée à la grève intermittente des cheminots » avec un impact nettement moindre de la série de journées de grèves chez Air France, qui s'est terminée le 8 mai.

Une journée sans cheminots, la dernière action de grève avant la fin du mouvement ?

Dans son communiqué, MKG s'inquiète déjà des conséquences si cette grève était amené à se poursuivre : « notamment pour les hôteliers situés sur le littoral français et dans les zones très touristiques ». Il reste un espoir pour les hôteliers. Le projet de loi qui réforme la SNCF, et a été adopté en première lecture à l'Assemblée mi-avril, fait l'objet d'un vote solennel au Sénat ce mardi 5 juin, dans une version intégrant de nombreux amendements proposés par les syndicats réformistes.

En effet, il y a un désaccord chez les syndicats. La CFDT et l'Unsa pourraient ainsi se désolidariser de l'appel à la grève en fonction des résultats d'une commission mixte paritaire (CMP) prévue mi-juin. Le préavis du mouvement de grève perlée (deux jours d'arrêt de travail par tranche de cinq jours), entamé le 3 avril par les quatre syndicats représentatifs de la SNCF, court jusqu'au 28 juin. Mais, les syndicats préparent ce qui sonne comme un dernier baroud d'honneur, une nouvelle journée sans cheminots, le mardi 12 juin, à l'image de celle du 14 mai dernier et avait mobilisé 30% des salariés de la SNCF.


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