Immobilier : hausse des taux de crédits et des refus de prêts

33 %
Le HCSF préconise le refus des dossiers dont les remboursements
représentent 33% des revenus du ménage

Le mois de mai 2020 a été marqué par une hausse du taux moyen des crédits immobiliers mais également par celle du refus de prêts. 

Une hausse du taux des crédits

Selon une étude du Crédit Logement/CSA, au mois de mai 2020 les taux immobiliers ont très fortement augmenté passant de 1,18% en avril 2020 à 1,25% en mai. Lorsque l’on détaille cette augmentation, on peut observer que le taux moyen à 25 ans atteint les 1,51% contre 1,07% pour le taux moyen à 15 ans. 

L’observatoire Crédit Logement/CSA souligne que cette hausse est une « réponse à la montée des risques et de l'incertitude sur les évolutions macroéconomiques et financières à venir ». Avec une récession de 11% prévue cette année par le gouvernement, les banques prennent donc moins de risques en prévision de la crise économique qui se profile à l’horizon.

Une augmentation des refus de prêts

Les taux de crédits ne sont pas les seuls à augmenter, les refus de prêts sont également en hausse. Vousfinancer a constaté un passage des refus de 5,4% à 6,6% sur les cinq premiers mois de l’année. Une hausse qui s’explique par deux facteurs : les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) et la baisse du taux d’usure. 

Le Haut Conseil de stabilité financière a invité depuis quelques mois les établissements de crédit à limiter leurs prêts. Les recommandations ne s’arrêtent pas là, le Conseil préconise de ne pas dépasser les durées de crédit de 25 ans et de refuser les dossiers dans lesquels le remboursement représente plus de 33% des revenus des ménages. 

Le taux d’usure est la seconde raison de cette hausse des refus. Ce taux est fixé chaque trimestre par la Banques de France. Ce taux a baissé en avril 2020 alors même que les banques ont augmenté leurs taux moyens. Cet effet dit ciseaux exclut les emprunteurs modestes. « La baisse des taux d’usure dans un contexte de remontée des taux de crédit est un problème majeur. C’est l’effet collatéral des recommandations du HCSF qui ont conduit les banques à privilégier les meilleurs profils. » explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer 


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