Le prix du baril de pétrole devrait se stabiliser d'ici 2020

60 %
Depuis le mois de juin 2014, le prix du baril a baissé de 60%.

Aujourd'hui le prix du baril de pétrole n'est que de 52 dollars. C'est largement moins que la moyenne de ces dernières années. Depuis le mois de juin 2014, le prix du baril a baissé de 60%. Or d'après l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il devrait remonter à seulement 73 dollars d'ici 2020. Bonne ou mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat des ménages et l'économie française ? 

Le prix de l'essence va se stabiliser

Le prix du pétrole a de nombreuses répercussions sur notre vie quotidienne : évolution du prix de l'essence, des transports, des biens et des services. Même s’il rebondit légèrement ces jours-ci, l’ère de la flambée des prix (mi 2008, il était à 140 dollars le baril !) est bel et bien révolue, prévient l’Agence. 

C'est plutôt une bonne nouvelle pour les automobilistes par exemple. Ce pétrole moins cher fait baisser les prix à la pompe. On estime en effet que l’achat de pétrole brut pèse pour 30% du prix de l'essence (le reste étant des taxes). Le prix du chauffage au fioul va lui s’en ressentir, et en conséquence, 4,3 millions de ménages devraient voir leur facture énergétique se stabiliser à des tarifs moindres que par le passé.

Une hausse attendue du profit des entreprises

L'évolution du prix du pétrole a des conséquences directes sur l'économie des pays et sur le pouvoir d'achat des ménages. Les économistes s'accordent pour reconnaître qu'une baisse du prix du baril provoque immédiatement une chute du prix des carburants à la pompe, mais aussi des biens et services et, en bout de course, une hausse des profits des entreprises.

Pour l’économie française aussi, cette stabilisation des prix à terme est une bonne nouvelle, ne serait-ce que parce que la facture des importations énergétiques de la France sera réduite. 

Pourquoi une telle stabilisation à des prix moindres ? D’une part, l’économie mondiale est moins dynamique. Or le cours du brut est un indicateur de l'état de santé de l'économie mondiale. D’autre part, la production d’autres sources d’énergies se développe : gaz, charbon, atome ou et les sources d'énergie renouvelables.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.