Les entreprises françaises vont dépenser 1 milliard d'euros pour la protection des données personnelles

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Les entreprises n'ayant pas assez protégé les informations
personnelles de leurs clients risqueront une amende allant jusqu'à 4 %
de leur chiffre d'affaires mondial.

Votre adresse IP, votre nom, votre numéro d’immatriculation, votre numéro de téléphone, votre photographie, vos éléments biométriques tels que l’empreinte digitale, votre ADN, etc : tout cela constitue ce qu'on appelle vos données personnelles. Et certains pirates sont prêts à tout pour les récupérer. D’où la nécessité pour les entreprises de les protéger. 

 

Un investissement obligatoire

Près d’un milliard d’euros, précisément 958 millions d'euros : telle est la somme que les entreprises françaises vont devoir investir, l’an prochain, pour protéger les données personnelles de leurs clients. C’est du moins l’estimation réalisée par le syndicat professionnel Syntec Numérique. 

Or elles en ont déjà dépensé, dans le même but, 670 millions cette année. Et comme le souligne Le Figaro, en tout, ces dépenses seront de 4,3 milliards d'euros entre 2017 et 2021.

Des sanctions renforcées pour les entreprises peu protectrices

Le jeu en vaut la chandelle : les entreprises n'ayant pas assez protégé les informations personnelles de leurs clients risqueront une amende allant jusqu'à 4 % de leur chiffre d'affaires mondial. Et ce en vertu d’un nouveau règlement européen, qui sera applicable en mai 2018 dans tous les pays de l’Union Européenne. 

Cette réforme poursuit trois objectifs : renforcer les droits des personnes, notamment par la création d’un droit à la portabilité des données personnelles et de dispositions propres aux personnes mineures ; responsabiliser les acteurs traitant des données (responsables de traitement et sous-traitants) et crédibiliser la régulation grâce à une coopération renforcée entre les autorités de protection des données, qui pourront notamment adopter des décisions communes lorsque les traitements de données seront transnationaux et des sanctions renforcées. 

Et visiblement, atteindre cet objectifs coûtera la modique somme d’un milliard d’euros par an aux sociétés tricolores.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.