Remboursement d'un « impôt Covid » : attention, arnaque !

21 %
L'impôt sur le revenu représente 21% des recettes de l'Etat.

Vous connaissez l’impôt Covid ? Non ? C’est normal : il n’existe tout simplement pas. Mais cela n’empêche pas certains pirates informatiques d’avoir lancé, en août 2021, une campagne de phishing et d’arnaque usurpant l’identité de la Direction générale des Finances Publiques (DGFiP).

Plus de 300 euros de remboursement d’un « impôt Covid »

Selon les informations du journal Le Figaro, une nouvelle campagne de phishing (hameçonnage en français), usurpant l’identité de la DGFiP, a été lancée en France par des pirates informatiques. L’objectif est toujours le même : récupérer des données personnelles voire des données bancaires, pour en faire une utilisation frauduleuse par la suite ou les vendre sur le DarkWeb pour quelques dizaines d’euros.

Pour faire tomber les victimes dans leur piège, ils utilisent comme souvent l’appât de l’argent. En l’occurrence, selon le mail qu’a pu consulter Le Figaro, les arnaqueurs annoncent que « vous êtes admissible à recevoir un remboursement d'impôt Vaccins contre le coronavirus (COVID-19) de 375,39 euros ».

Or, il n’existe aucun remboursement de ce type, en tout cas pour l’instant. Le vaccin étant par ailleurs gratuit en France car totalement pris en charge par la Sécurité sociale, on se demande bien ce que pourraient être amenés à rembourser les impôts.

Ne pas cliquer sur le lien envoyé avec le mail

L’arnaque se construit de manière classique… et continue de manière tout autant classique. Dans le mail envoyé à la victime il y a un lien sur lequel il est demandé de cliquer. Le site usurpe l’identité graphique de la DGFiP et demande à la victime de rentrer ses identifiants, soi-disant pour se connecter au site des impôts et réclamer son dû. Or, ainsi faisant, les victimes donnent surtout accès aux données personnelles et bancaires qui sont enregistrées sur le vrai site des impôts.

Si vous avez rempli le formulaire avec vos données de connexion, ou tout autre formulaire avec des données bancaires et personnelles, il faut, entre autres, contacter sa banque pour qu’elle surveille les comptes et identifie les transactions suspectes.


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