Soutenir l'industrie française et ses territoires

1,3 MILLIARD €
1,3 milliard d?euros devraient être investis dans les infrastructures,
le haut débit, la formation et le cadre de vie.

Pour que la politique industrielle se diffuse et ne reste pas dans les grands groupes, le gouvernement prévoit de renforcer ses moyens en priorité sur les territoires industriels situés principalement dans les communes semi-rurales et périphériques. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe, lors du Conseil national de l’industrie, organisé au Grand Palais à Paris, à l’occasion de l’événement  « Usine extraordinaire » en novembre dernier.

Dans cette perspective, ce sont 1,3 milliard d’euros qui devraient être investis dans les infrastructures, le haut débit, la formation et le cadre de vie.

Par ailleurs, la France reste la première destination européenne des investissements étrangers dans l’industrie depuis plusieurs années. Et c’est une très bonne nouvelle. En publiant son Baromètre de l’attractivité industrielle de la France, le cabinet de conseil et d’audit EY apporte également de nouvelles clés de compréhension, casse certaines idées reçues et délivre un éclairage plein de promesses sur les potentialités de nos industries en France.

Malgré son coût élevé, la France est plus compétitive qu’on ne le croit. Elle a démontré sa capacité à développer des savoir-faire uniques au service de produits de qualité, et aussi dans la manière dont les industriels exercent leurs métiers, sur les plans sociétaux et environnementaux.

Il est désormais essentiel de donner les moyens à nos entreprises de rayonner davantage à l’international. Pour cela développer nos forces commerciales à l’Export sera un atout majeur pour identifier les meilleurs marchés et nouer des partenariats vertueux.

L'industrie, un secteur créateur d'emploi

En 2017, pour la première fois depuis 2000, l'industrie française a de nouveau créé des emplois : 5 400 au total. En dépit de ses difficultés et de ses fragilités, d’autres perspectives existent, encore plus encourageantes et qui témoignent avec force du pouvoir d’attraction de notre industrie française.

Pour le groupe Les Manufactures Février, la sauvegarde et la création des emplois, passent par l’engagement de nos usines dans des pôles d’excellence capables de soutenir la concurrence internationale. Dans cette perspective, je suis convaincu de la nécessité de capitaliser sur une digitalisation accrue de nos parcs machines tout en préservant l’expertise humaine et l’approche quasi- artisanale que nécessite un haut niveau de qualité.

Avec ce parti pris, à leur modeste échelle, Les Manufactures Février ont ouvert plus de 40 postes en CDI en France sur la seule année 2018 et prévoient d’en ouvrir davantage sur 2019.

De la confiance à redonner aux industriels

Depuis 2004, avec le lancement des pôles de compétitivité pour créer des synergies entre les acteurs d’un même secteur, ce sont les industriels qui, in fine, ont permis à la France de rester à la pointe de l’innovation, de la créativité et de l’excellence dans de nombreux domaines. Sans nul doute, c’est en leur donnant les moyens d’être encore plus forts et en leur faisant davantage confiance, que la France pourra rester attractive et révéler son extraordinaire potentiel.

Notre ambition est de revaloriser le patrimoine industriel français avec la volonté sincère de conserver le savoir-faire de nos entreprises, en France.

Maintenir les outils de production sur le territoire national, c’est également offrir une vision entrepreneuriale ambitieuse et audacieuse pour promouvoir l’Excellence du Made in France à travers le monde.

Cette vision nous ne pourrons la mettre en œuvre qu’à la condition que les pouvoirs publics nous fassent confiance et œuvrent avec nous dans le même sens.

Le recrutement et la rétention des talents

Soutenir la robotisation et miser sur l’industrie du futur, et en particulier sur l’intelligence artificielle, sont des évidences. Il sera impératif de trouver et de former de nouvelles compétences puisque si les prévisions du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) s’avèrent justes, 80 000 emplois dans le numérique pourraient naître d’ici 2020. Toutefois, nous restons toujours en quête d’une certaine stabilité dans nos effectifs. Les métiers étant fondés sur des savoir-faire très riches et en évolution rapide, la formation d'un employé représente un véritable investissement. Le former pendant un an ou deux puis le voir partir vers des métiers plus valorisés socialement est une perte importante, en particulier en province. Créer la désirabilité de nos industries est l'un de nos défis majeurs pour nous permettre d'aborder le virage de la digitalisation, de la robotisation et de l’augmentation du potentiel humain par l’AI.

Y croire tous ensemble pour relever des défis communs

Le potentiel industriel tricolore existe et les Français y croient également car ils y sont très attachés : 73% des consommateurs sont prêts à payer plus pour des produits garantis Made in France. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée par le magazine LSA en février 2018. On le sent dans les discours des pouvoirs publics et dans les écoles, les universités. C'est un résultat le plus souvent illustré par des équipes dédiées, passionnées, efficaces et aussi parce que nos usines sont performantes en termes qualité, de conformité et de respect des délais…

L'enjeu reste néanmoins de soutenir la dynamique territoriale, en particulier dans les villes moyennes, à l'image de notre groupe qui a réalisé 100% de ses investissements dans des villes moyennes ou territoires péri-urbains, tels que Glaire dans les Ardennes, Châtillon sur seine en Bourgogne Franche Comté, Bouillé en Vendée ou encore Clairvaux dans l’Aube.


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