Le métro gratuit à Paris en cas de pollution c'est fini

4 MILLIONS €
Chaque journée de gratuité dans les transports d'Île-de-France
coûterait au Stif 4 millions d'euros.

Les Franciliens devront s’y faire : le Stif (Syndicat des Transports d’Île-de-France) en a marre de payer pour la pollution qu’ils provoquent. Or, lors des pics de pollution dans la capitale et sa région, les transports en commun sont gratuits pour inciter les usagers à les prendre causant manque à gagner net de plusieurs millions d’euros.

4 millions d’euros par jour perdus lors des pics de pollution

Lorsqu’il y a un pic de pollution dans la Capitale, afin de réduire le nombre de voitures sur les routes, les transports en commun sont gratuits dans toute l’Île-de-France. Si ça a un impact limité sur la pollution, pourtant l’objectif principal de la mesure, ça a un impact lourd sur les comptes du Stif : le syndicat estime la perte à 4 millions d’euros par jour.

Le Stif a tenté de demander à la région Île-de-France de combler ce manque à gagner mais la région a répondu par la négative faute de moyens. Du coup, il a fallu trouver une autre solution pour réduire ce manque à gagner qui commence à devenir trop important pour le Stif. En moyenne, en Île-de-France, il y a une vingtaine de jours de pic de pollution par an, soit 80 millions d’euros de perdus chaque année.

Un ticket « antipollution » à 3,80 euros

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de la Région Île-de-France et donc du Stif, va proposer, selon les informations des quotidiens Le Parisien et Le Figaro, trois solutions différentes mais une se profile comme étant celle qui sera adoptée puisqu’il s’agit tout simplement de la moins chère.

Les deux premières solutions qui seront présentées aux administrateurs du Stif puis aux parties concernées sont simples : d’un côté ce serait à l’État de prendre en charge le manque à gagner du Stif, hypothèse peu probable puisque ce dernier tente de réduire ses dépenses au minimum, de l’autre côté ce seraient la Région Île-de-France et les collectivités locales qui prendraient en charge ce manque à gagner par le biais d’un fond antipollution de 80 millions d’euros. Mais là aussi, les collectivités locales ayant de moins en moins d’argent, ce scénario paraît improbable.

La troisième solution est celle de faire payer, tout simplement, les usagers. Le Stif mettrait alors en place un ticket spécial « antipollution » d’une validité de 24 heures et utilisable dans toutes les zones. Son prix sera de 3,80 euros, soit le prix de deux tickets de métro, et permettra ainsi de réduire le manque à gagner lié aux pics de pollution.


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