Pas de crise pour les marchands d'armes français, champions de l'export

16 MILLIARDS €
En 2015 la France a vendu pour 16 milliards d'euros d'armement.

Si l'ensemble des secteurs de l'économie française sont en crise, qui plus qui moins, la situation géopolitique très instable au niveau mondial permet au secteur de l'armement de battre des records de croissance. En 2015 le chiffre d'affaires des entreprises d'armement françaises a tout simplement doublé sur un an... et 2016 devrait être également un bon cru.

Des commandes d'armes pour 16 milliards d'euros en 2015

Le délégué générale pour l'armement, Laurent Collet-Billon, ne peut que se félicité de la filière française. Avec 16 milliards d'euros de commandes en 2015 le chiffre d'affaires a doublé par rapport à 2014 (8,2 milliards d'euros). La France a en effet un savoir-faire unique et de grosses entreprises qui embauchent 165 000 personnes directement ou indirectement. Mieux : ce sont "des emplois de très haute technologie non délocalisables" estime Laurent Collet-Billon.

La publication de ces bons chiffres mercredi 10 février 2016, a également été l'occasion pour la Direction Générale de l'Armement (DGA) de demander plus d'embauches au gouvernement. 500 postes sur 3 ans, dont 160 dès 2016 seraient nécessaires pour "optimiser l'outil de défense français".


De grosses commandes à venir ?

Si la DGA demande de nouveaux postes et du personnel c'est que 2016 devrait être semblable à 2015 : elle s'attend à 16 milliards d'euros de commandes sur l'année, si ce n'est plus. Les tensions géopolitiques sont à leur comble et le besoin d'armement augmente en conséquence.

La France est dans la course sur plusieurs dossiers : hélicoptères pour la Pologne, frégates pour le Qatar et l'Arabie Saoudite, sous-marins pour l'Australie... des offres ont été lancées et les résultats des appels d'offres devraient tomber dans le courant de l'année.

Mais la première étape sera la confirmation de la vente des 36 rafales à l'Inde. Laurent Collet-Billon est "optimiste" sur la question et ce serait la fin d'un long feuilleton...

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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