La CJUE a décidé que Windows continuera de squatter vos PC neufs

20,614 MILLIARDS $
Le chiffre d'affaires de Microsoft pour le 1er semestre 2016 a été de
20,614 milliards de dollars.

Bill Gates et Satya Nadella peuvent ouvrir le champagne : la CJUE (Cour de Justice de l'Union Européenne) leur a donné raison. A eux et à Sony qui était au centre de cette affaire un peu particulière. En l'occurrence, un acheteur d'un ordinateur Sony où était préinstallé l'OS Windows voulait se faire rembourser du prix de ce dernier car il n'avait pas eu le choix de l'OS lors de l'achat. Sony et Windows ont gagné, le consommateur partira bredouille.

Windows ou logiciel libre ? Le choix ne se fait pas à l'achat

Lorsqu'on achète un ordinateur, surtout dans le cadre d'ordinateurs portables, le choix n'est pas donné au consommateur : il doit prendre ce qui est installé par le fabricant, en l'occurrence et dans la très grande majorité des cas, Windows. L'OS de Microsoft garde ainsi la main sur un marché en baisse, certes, mais stratégique pour la survie de l'entreprise.

Un consommateur français avait toutefois vu rouge : il réclamait le remboursement du prix de l'OS préinstallé sur son ordinateur Sony par le groupe japonais. Le prix de Windows est en effet inclus dans le prix payé en magasin et l'absence de choix donné par le constructeur pourrait s'apparenter à de la vente forcée. L'affaire a donc été portée au tribunal en France, devant la cour de Cassation et, enfin, devant la Cour de Justice Européenne.

L'enjeu était de taille : si la CJUE avait donné raison au consommateur, les constructeurs auraient dû soit rembourser le prix de l'OS à leurs clients soit proposer l'installation d'un autre OS, notamment Linux, l'OS libre et gratuit.

Windows gagne, le logiciel libre perd, le marché reste identique

Le 7 septembre 2016, au Luxembourg, siège de la CJUE, le verdict est tombé : Sony a raison et avec elle Microsoft. Vendre un PC avec l'OS de Redmond préinstallé n'est ni une pratique commerciale trompeuse (malgré l'absence de prix affiché) ni une pratique déloyale.

Pour la CJUE, le fait que Sony (et les autres fabricants) propose Windows correspond "aux attentes d'une part importante des utilisateurs" tandis que l'absence de prix ne correspond pas à l'omission d'une "information substantielle".

Reste, pour les amateurs de logiciels libres, le choix de désinstaller Windows et d'installer un autre OS. Mais après avoir payé Microsoft, bien évidemment. Ou alors ils vont chercher sur Internet des ordinateurs vendus sans OS : ils existent, mais ils sont rares.


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