L’entrepreneuriat attire, et de plus en plus de jeunes se lancent, portés par l’envie de créer leur propre voie, de ne pas subir le salariat, ou tout simplement de concrétiser un projet qui leur tient à cœur. Pourtant, derrière l’engouement, beaucoup préfèrent abandonner en cours de route. Non pas faute de compétences ou de motivation, mais à cause d’un élément plus insidieux : les idées reçues. Ces fameuses légendes urbaines de l’entrepreneuriat, répétées sans recul, découragent avant même d’essayer. Il faut impérativement apprendre à passer outre et à ne pas perdre la flamme qui nous pousse à entreprendre.
5 idées reçues sur l’entrepreneuriat qui empêchent les jeunes de se lancer

1. Il faut une idée révolutionnaire pour réussir
Combien de fois entend-on autour de nous : « Si ton idée n’est pas complètement innovante, ça ne marchera pas ». Cette pression pousse des dizaines de créateurs à attendre « l’idée du siècle », qui n’arrive souvent jamais.
La vérité, c’est qu'énormément d’entreprises qui réussissent n’ont rien inventé. Elles ont simplement amélioré ce que d’autres faisaient déjà, en offrant un service plus rapide, un produit mieux pensé ou en développant une relation client plus humaine. Airbnb n’a pas inventé la location entre particuliers. Uber n’a pas inventé le taxi. Ce qu’ils ont fait, c’est améliorer l’expérience, bousculer les codes ou encore simplifier les processus.
Ce n’est pas nécessairement l’originalité brute qui compte, mais l’exécution. L’obsession de la nouveauté paralyse plus qu’elle ne stimule. Lancez-vous, même si votre concept existe déjà. C’est vous qui saurez faire la différence.
Sur le site du Blog du Dirigeant, on trouve de nombreuses ressources pour dépasser ces blocages mentaux. N’hésitez pas à vous rendre sur le site et à le décortiquer !
2. Il faut beaucoup d’argent pour démarrer
C’est faux. Aujourd’hui, un simple site web, une page Instagram ou une landing page permet de tester une idée.
Bien sûr, certains secteurs demandent d’avoir un minimum de capital (industrie, restauration, biotech…). Mais beaucoup de jeunes créateurs démarrent dans des activités de services, de numérique ou de commerce. Autant de domaines pour lesquels l’argent n’est pas un frein au départ. Trop de personnes attendent de décrocher une subvention ou de convaincre un investisseur avant de prouver que leur projet fonctionne. Alors que souvent, quelques ventes suffisent à valider une idée.
Créer sans argent nous pousse à être inventif, agile et débrouillard. Des qualités clé lorsqu’on est entrepreneur.
3. Il faut être sur-diplômé pour entreprendre
Une autre idée reçue bien ancrée : seuls les diplômés ou les experts dans leur domaine peuvent créer une entreprise qui dure dans le temps. Or, l’expérience prouve le contraire.
Beaucoup d’entrepreneurs qui ont rencontré le succès se sont lancés sans être spécialistes de leur secteur. Ce n’est pas forcément ce que l’on sait au départ qui compte, mais la capacité que l’on a à apprendre vite. L’entrepreneuriat est une école en mode accéléré. Chaque client, chaque erreur, chaque échec devient une leçon.
En plus, aujourd’hui, les tutoriels, podcasts, MOOCs, mentors et autres blogs spécialisés nous permettent d’acquérir de nombreuses connaissances et compétences. En 2025, le savoir est à portée de clic, et le plus important, c’est d’avoir l’envie d’apprendre.
Et puis, on a toujours la possibilité de se former, à tout âge.
4. L’échec signifie que vous n’êtes pas fait pour ça
L’échec est souvent vu comme une preuve d’incompétence, alors qu’il fait partie du processus. Il est vrai que dans des pays comme la France, l’échec reste tabou. Aux États-Unis, il est presque valorisé, c’est un badge d’expérience.
La réalité, c’est que l’on va forcément rater des choses au moment d’entreprendre. Mettre en place une campagne de pub qui ne décolle pas. Rencontrer un fournisseur qui plante. Échanger un client qui se rétracte. Ce qui compte, c’est la façon de réagir et de rebondir.
Les meilleurs entrepreneurs ne sont pas ceux qui sont infaillibles. Ce sont ceux qui tombent, analysent, se relèvent et avancent. Il faut impérativement apprendre à considérer l’échec non comme une fin, mais comme un point de passage.
5. Être entrepreneur, c’est être libre
Il est vrai que l’entrepreneuriat évoque souvent la liberté au travail. Mais c’est loin d’être aussi simple que « travailler d’où vous voulez, quand vous voulez et comme vous voulez ». C’est même souvent l’inverse au début : on travaille beaucoup et on court partout.
Il est vrai qu’on est libre de gérer le stress, de prendre toutes les décisions et de répondre à des clients un dimanche soir. En fait, la liberté promise existe, mais avant de l’atteindre, il faut parfois des mois, voire des années, de sacrifices.
Cette vision fantasmée du lifestyle entrepreneur conduit à de nombreuses désillusions. Certains abandonnent en pensant que « ce n’était pas pour eux », alors qu’ils avaient juste une mauvaise image de la réalité. L’entrepreneuriat peut en effet mener à une grande liberté au niveau professionnel, loin des standards du salariat, mais c’est le résultat d’un parcours exigeant, pas une récompense immédiate.
En conclusion, ces légendes urbaines peuvent vite devenir un frein à l’envie d’entreprendre. Elles diffusent une vision fausse, culpabilisante, voire carrément irréaliste. Résultat : de nombreux jeunes porteurs de projets n’osent pas et doutent à chaque instant.
Il est temps d’affirmer que l’entrepreneuriat n’est certes pas un domaine facile, mais il reste malgré tout accessible. Et surtout, que ce n’est pas une question d’idée brillante, de budget illimité ou de statut social. C’est une question d’état d’esprit, de persévérance et d’action.
À tous ceux qui souhaitent entreprendre, commencez, informez-vous, la documentation ne manque pas sur le sujet, testez, plantez-vous et recommencez. Et surtout : ne laissez pas une idée reçue décider à votre place.