Nouvel épisode de tension entre les États-Unis et la Chine. Cette fois, cela concerne le dossier TikTok. Pour continuer d’être utilisé outre-Atlantique, le réseau social chinois devait passer sous bannière américaine. L’accord n’existe plus à cause de l’augmentation des droits de douane.
TikTok : les droits de douane font exploser l’accord avec les États-Unis

L’accord sur TikTok vole en éclats
Les négociations entre TikTok et les États-Unis viennent d’être suspendues. La Chine vient de bloquer un projet d'accord en réaction aux nouveaux droits de douane imposés par Washington. Cette décision souligne les tensions croissantes entre les deux premières puissances économiques mondiales.
En 2024, le Congrès américain a adopté une loi exigeant que ByteDance, la société mère chinoise de TikTok, cède ses opérations aux États-Unis sous peine d'interdiction. Le président Donald Trump avait initialement fixé une échéance au 5 avril 2025 pour la conclusion d'un accord. Finalement, au cours du week-end, le locataire de la Maison-Blanche l’a prolongée de 75 jours supplémentaires.
Sauf que, depuis l’annonce par l'administration Trump d’une hausse des droits de douane de 34 % sur les importations chinoises, les tensions commerciales entre les deux géants s’intensifient.
L'impact des droits de douane sur les négociations
Ainsi, la Chine a réagi en imposant à nouveau des droits de douane de 34 % sur tous les produits américains. De fait, l’Empire du Milieu et la société mère du réseau social ne veulent plus qu’il passe sous bannière américaine. Donald Trump suggère que la Chine aurait approuvé l'accord sur TikTok si les États-Unis avaient consenti à une réduction des droits de douane, déclarant, selon plusieurs médias américains : « Si je leur avais donné une petite baisse de droits de douane, ils auraient approuvé l'accord en 15 minutes. »
Pour le moment, plus aucun accord n’existe autour de TikTok. Son futur aux États-Unis pourrait s’écrire en pointillés. Parallèlement, les escalades tarifaires sèment la panique sur les marchés financiers mondiaux, avec des baisses significatives des indices boursiers en Asie et en Europe. Les investisseurs craignent une guerre commerciale prolongée, voire une récession mondiale.
