Entre files d’attente et calculs millimétrés, les familles font face à une nouvelle hausse des prix à l’approche de la rentrée. Les fournitures scolaires, passage incontournable de chaque rentrée scolaire en France, avec sa célèbre et crainte liste, voient leurs prix augmenter en 2025.
Fournitures scolaires : les prix flambent, comment réduire le budget ?

Le 15 juillet 2025, l’UFC-Que Choisir publie son relevé annuel des prix des fournitures scolaires. À quelques semaines de la rentrée, alors que les familles ont déjà en main la fameuse liste transmise par les établissements, une vérité s’impose : acheter cartables, cahiers et stylos pèsera encore un peu plus sur le budget parental.
Rentrée 2025 : Les prix des fournitures scolaires repartent à la hausse
Alors que la rentrée 2024 avait laissé entrevoir une accalmie, les prix des fournitures scolaires repartent à la hausse. L’enquête de l’UFC-Que Choisir, menée le 7 juillet 2025 sur un échantillon de 118 produits, établit une augmentation moyenne de 2 % par rapport à l’année précédente. Stylos, cahiers, règles ou pinceaux : tous les rayons sont concernés, sans exception. « Un tiers des fournitures a vu ses tarifs grimper d’au moins 2 %, tandis qu’un cinquième des articles a baissé d’autant, et près de la moitié des prix sont restés stables », écrit l’association.
En 2023, les prix avaient pourtant reculé légèrement (–1 %). La tendance s’est donc inversée, et le consommateur paie désormais le prix d’une inflation installée. Le coût moyen d’un panier pour un élève de lycée peut atteindre 400 euros à l’approche de la rentrée.
Fournitures scolaires : pourquoi les prix ne baissent plus ?
L’inflation record de 2022-2023, alimentée par la reprise post-Covid puis par la guerre en Ukraine, avait déjà bouleversé le marché. Si les matières premières comme la pâte à papier ont vu leurs prix redescendre, « le coût de l’énergie et des emballages reste supérieur aux niveaux d’avant 2020 », explique l’UFC-Que Choisir.
Autre élément structurel : la baisse des effectifs scolaires. Selon les projections du ministère de l’Éducation nationale, la France pourrait perdre entre 110 000 et 120 000 élèves chaque année dans les prochaines rentrées. Un recul démographique qui réduit l’attractivité commerciale du secteur et limite les efforts promotionnels. Ce n’est pas un secteur en expansion, et les enseignes adaptent leur politique tarifaire en conséquence.
Acheter malin pour alléger la facture des familles
Il existe malgré tout quelques leviers pour limiter les dépenses. L’un d’eux tient au calendrier. Selon l’étude de l’UFC-Que Choisir, « le prix des fournitures baisse légèrement au cœur de l’été, avant de remonter fortement à la rentrée ». Les consommateurs sont donc invités à anticiper leurs achats, dès juillet ou au mieux avant fin août, avant que les rayons ne se vident ou que les prix ne s’envolent début septembre.
Ce conseil, pourtant contre-intuitif, implique de ne pas attendre la demande exacte des enseignants pour faire ses achats. Un risque calculé, mais qui peut faire économiser jusqu’à 10 % sur certains paniers, selon TF1.
Allocation de rentrée scolaire (ARS) : une aide revalorisée mais insuffisante ?
Pour les familles les plus modestes, l’État verse chaque année une allocation de rentrée scolaire (ARS) sous conditions de ressources. Revalorisée en avril 2025, cette aide atteindra cette année :
- 423,48 euros par enfant de 6 à 10 ans ;
- 446,85 euros de 11 à 14 ans ;
- 462,32 euros de 15 à 18 ans.
Selon les chiffres du gouvernement, près de trois millions de foyers devraient en bénéficier.
À cette aide principale peuvent s’ajouter deux dispositifs méconnus :
- Une prime d’équipement professionnel de 341,71 euros pour les lycéens entrant en CAP, bac pro ou BTS (Service-public.fr, avril 2025).
- Le fonds social des établissements scolaires (collèges et lycées), qui peut financer des fournitures ou manuels sur demande motivée.
Une rentrée plus chère, mais pas sans recours
En dépit d’un environnement économique peu favorable, certains gestes permettent encore de préserver l’essentiel. Comparer les prix, anticiper les achats, solliciter les aides existantes : autant de stratégies à ne pas négliger. Si les fournitures scolaires restent un poste de dépense important pour les foyers, une organisation rigoureuse et une bonne connaissance des dispositifs peuvent limiter les impacts.
