En juillet 2025, le marché français de l’automobile reste en difficulté. Toutefois, un signal fort émerge du côté des véhicules électriques. Grâce à la location longue durée, ils s’arrogent désormais plus d’un cinquième des immatriculations. Cet essor confirme l’ancrage du modèle électrique dans les flottes professionnelles, avec des parts record jamais atteintes.
LLD : les véhicules électriques gagnent du terrain en juillet 2025

Une croissance fulgurante de la part des véhicules électriques en LLD
En seulement trois ans, les véhicules électriques ont triplé leur présence sur le canal LLD. En juillet 2025, ils représentent 20,9 % des immatriculations, talonnant le diesel (22 %) et dépassant désormais l’essence. « Avec 20,9 % des immatriculations LLD, il talonne le diesel (22 %) et dépasse désormais l’essence. […] la part des véhicules électriques […] a triplé, passant de 6 % à plus d’un cinquième du marché », souligne Refrance.fr. Quelques semaines plus tôt, la tendance était déjà claire : « […] atteignant 18,1 % des immatriculations, un niveau en forte hausse par rapport à 2022 (6 %) », précisait Ayvens dans ses chiffres clés de juin 2025. L’évolution illustre un changement de paradigme.
Là où l’électrique restait marginal il y a encore peu, il devient désormais incontournable dans les flottes. Cette percée rapide résulte à la fois de la pression réglementaire, des contraintes environnementales et des incitations financières. L’accélération est également confirmée par AAA-DATA. Dans son communiqué du 1er août 2025, partagé par le site L'Automobile Magazine, l’organisme annonce que « sur ce canal, les immatriculations d’électriques bondissent de 70 %, pour une part qui s’élève à 22 % ». Cette dynamique montre que la bascule ne relève plus d’un effet ponctuel, mais d’une tendance structurelle.
La résilience du canal LLD malgré la baisse du marché global
Si l’ensemble du marché automobile français reste en repli, la location longue durée affiche une résistance notable. En juillet 2025, le canal LLD pèse 29,1 % du marché total, avec 43 084 immatriculations. « Avec 43 084 immatriculations, il représente désormais 29,1 % du marché total », rappelle Refrance.fr. Autrement dit, près d’un véhicule neuf sur trois passe aujourd’hui par ce mode de financement. Cette solidité s’explique par le rôle central joué par la LLD auprès des entreprises.
Elle leur permet de renouveler leurs flottes tout en intégrant progressivement les motorisations électriques. Dans un environnement marqué par les zones à faibles émissions (ZFE) et par la hausse des contraintes réglementaires, la flexibilité de la LLD séduit. Les acteurs économiques privilégient ce levier pour anticiper les normes et lisser leurs coûts. Le bond de 70 % des immatriculations de véhicules électriques en LLD, mentionné par AAA-DATA dans son communiqué du 1er août 2025, confirme la vigueur de ce segment. Non seulement la LLD amortit le recul global du marché automobile, mais elle constitue aussi le principal moteur de l’électrification en cours.
Les moteurs de la progression de l’électrique en LLD
Plusieurs éléments convergent pour expliquer la montée en puissance des véhicules électriques en LLD. Tout d’abord, la pression réglementaire joue un rôle déterminant. La Loi d’orientation des mobilités impose des quotas de véhicules propres dans les flottes professionnelles, incitant fortement à intégrer l’électrique dès à présent. De plus, les ZFE en cours de déploiement interdisent progressivement les motorisations thermiques les plus polluantes dans les grandes villes. Ensuite, l’économie de la LLD favorise cette transition. Les loueurs proposent des formules intégrant maintenance, assurance et gestion de recharge, ce qui simplifie l’usage quotidien. La prévisibilité budgétaire offerte par la LLD séduit les gestionnaires de parc, qui préfèrent étaler les coûts plutôt que d’acheter des véhicules dont la valeur résiduelle reste incertaine. Enfin, les aides financières renforcent l’attractivité.
Les primes à l’électrique et les dispositifs fiscaux, notamment les certificats d’économie d’énergie (CEE), abaissent le coût d’entrée pour les entreprises. Ces leviers, combinés à la baisse progressive du prix des batteries, rendent l’électrique plus compétitif que jamais dans une logique de long terme. La dynamique semble irréversible. En dépassant 20 % de part de marché, les véhicules électriques s’installent durablement au cœur de la LLD. Si la tendance se poursuit, le cap des 25 % pourrait être franchi dès 2026, consolidant la LLD comme vecteur principal de la transition énergétique des flottes professionnelles.
