En septembre 2025, la dépense des ménages français reprend légèrement, selon l’Insee : une hausse modeste mais significative, dominée par l’énergie et l’alimentaire.
Énergie et nourriture contraignent les ménages à dépenser plus

Le 30 octobre 2025, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié ses dernières données sur la dépense de consommation des ménages. En volume, celle-ci a augmenté de +0,3 % en septembre, après +0,2 % en août (révisé). Cette embellie révèle une évolution sélective : la dépense progresse surtout sur les postes contraints, en premier lieu l’énergie.
Les ménages n’ont pas le choix qu’augmenter leurs dépenses
En septembre 2025, la dépense des ménages français en biens a progressé de +0,3 %, selon les chiffres publiés par l’Insee. Cette hausse s’explique principalement par un redressement de la consommation d’énergie, en hausse de +0,5 %, et un retour à la croissance de la dépense alimentaire : +0,2 % sur le mois. Ce mouvement tranche avec les mois d’été, marqués par une relative stagnation. Le segment des biens fabriqués, lui, ralentit : +0,3 % en septembre contre +0,5 % en août. Cette évolution illustre une dépense plus prudente, recentrée sur les besoins essentiels.
Les ménages réagissent d’abord à la baisse relative des prix : en septembre, les prix à la consommation ont reculé de –1,0 % sur un mois, tout en restant en hausse de +1,2 % sur un an. Sur le troisième trimestre 2025, la consommation totale des ménages reste néanmoins « stable », selon l’Insee. Le rebond de septembre compense à peine le tassement de juillet et août, traduisant un ajustement ponctuel plutôt qu’une véritable relance de la dépense.
Pourquoi la dépense des ménages augmente : un effet prix et saison combiné
La hausse de la dépense des ménages en septembre s’explique par plusieurs facteurs structurels. D’abord, le facteur prix : avec une inflation ramenée à +1,2 % sur un an, l’environnement est plus favorable aux achats courants. L’énergie, en particulier, redevient accessible à court terme après des fluctuations importantes : les prix du gaz et de l’électricité sont restés orientés à la baisse sur un an (–4,4 %), ce qui allège temporairement la facture énergétique.
Ensuite, le facteur saisonnier : septembre correspond traditionnellement à une période de dépense accrue. Les retours de congés, la reprise des activités et les premiers besoins de chauffage soutiennent l’énergie et l’alimentaire. La consommation d’essence et de gazole progresse aussi, dopée par une mobilité plus intense en rentrée. Autant de postes incompressibles qui font mécaniquement grimper la dépense des ménages.
