La décision des députés sur le barème de l’impôt sur le revenu, prise début janvier 2026 dans le cadre du Budget 2026, apporte un soulagement aux contribuables. En rétablissant l’indexation sur l’inflation, le Parlement a écarté le risque d’une hausse mécanique de l’impôt.
Budget 2026 : voici le retour l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu

Le 8 janvier 2026, lors de l’examen du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, les députés ont arrêté une position claire sur l’impôt. Alors que le gouvernement envisageait un gel du barème de l’impôt sur le revenu, la commission des finances puis l’hémicycle ont choisi l’indexation sur l’inflation.
Budget 2026 : ce que les députés ont décidé sur le barème de l’impôt sur le revenu
Le 8 janvier 2026, les députés ont acté le rejet du gel du barème de l’impôt sur le revenu. Cette option, défendue par l’exécutif, aurait consisté à reconduire à l’identique les seuils et tranches, malgré la progression des prix. Or, dans un contexte d’inflation, même modérée, une telle décision aurait mécaniquement augmenté l’impôt payé par de nombreux ménages. C’est pourquoi la Commission des finances a adopté un amendement visant à revaloriser l’ensemble du barème. Selon les travaux parlementaires rendus publics le 8 janvier 2026, cette indexation repose sur une inflation estimée à environ 1,1 %.
Le vote en commission a été confirmé en séance, traduisant une volonté transpartisane. Plusieurs groupes ont souligné que l’impôt sur le revenu devait rester lisible et prévisible. Dans l’exposé de l’amendement, les députés ont clairement averti qu’une absence de revalorisation équivaudrait à une « hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables ».
Impôt, inflation et indexation : les raisons avancées par les députés
La justification centrale de ce revirement tient à la protection du revenu réel. Lorsque les salaires et pensions progressent pour suivre l’inflation, le pouvoir d’achat ne s’améliore pas nécessairement. Sans indexation du barème, l’impôt sur le revenu aurait capté une part croissante de ces ajustements. Les députés ont donc insisté sur la nécessité de préserver la progressivité de l’impôt. Selon les estimations citées par LCP, l’indexation intégrale permettrait d’éviter que 150 000 à 200 000 foyers fiscaux supplémentaires ne deviennent imposables uniquement du fait de l’inflation.
Le gouvernement a évalué le coût de cette indexation à environ 1,9 milliard d’euros pour le Budget 2026. Cette somme correspond aux recettes supplémentaires qu’aurait générées un gel du barème. Toutefois, les députés ont estimé que cette économie budgétaire se ferait au détriment des ménages, en particulier des classes moyennes. Comme l’a expliqué un parlementaire cité par BFM TV, le gel aurait entraîné une augmentation progressive de l’impôt sans vote explicite, ce que la majorité a jugé politiquement et socialement inacceptable.
Pourquoi la décision des députés sur l’impôt est une bonne nouvelle ?
Cette décision constitue une bonne nouvelle concrète pour les contribuables. L’indexation du barème garantit que l’impôt sur le revenu n’augmente pas plus vite que l’inflation. À revenu réel constant, l’impôt restera donc stable. Selon 20 Minutes, cette mesure offre une visibilité bienvenue aux ménages, dans un contexte économique encore marqué par les tensions sur les prix observées ces dernières années.
Le Sénat avait déjà examiné le sujet à l’automne 2025, optant pour une indexation plus limitée, centrée sur la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu. Les sénateurs avaient alors relevé le seuil d’entrée dans l’impôt à environ 11 612 euros par part fiscale, contre 11 497 euros auparavant, selon Public Sénat. La décision prise début janvier 2026 par les députés confirme cette orientation mais l’élargit à tous les contribuables : l’impôt ne doit pas augmenter sans décision politique assumée.
