En France, le départ en vacances d’hiver reste un objectif coûteux qui décourage une grande partie de la population. Selon des données récentes, seuls 9 % des Français partent à la montagne entre décembre et mars, un taux qui reflète l’impact économique significatif du budget nécessaire pour un séjour à la neige.
Toutes les aides pour partir en vacances d’hiver sans se ruiner en 2026

CAF et Vacaf : des soutiens structurants pour les vacances d’hiver
La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) propose plusieurs dispositifs d’aides qui peuvent alléger substantiellement le coût d’un séjour hivernal pour les familles et les enfants, en particulier lorsque le projet s’effectue pendant les vacances scolaires.
D’abord, l’Aide aux Vacances Familiales (AVF) permet de financer une partie du coût d’un séjour réservé auprès d’un organisme labellisé Vacaf. Le montant de cette aide dépend du quotient familial et peut atteindre une part importante du coût total du séjour, qui est directement déduite de la facture réglée à l’organisme de vacances. Ces centres labellisés Vacaf se trouvent dans de nombreuses stations de montagne et structures touristiques adaptées aux séjours d’hiver.
Parallèlement, l’Aide aux Vacances Enfant (AVE) (parfois désignée comme Aide aux Temps Libres) couvre partiellement les séjours de loisirs et colonies pour les enfants et adolescents, avec des critères d’accès fixés en fonction du quotient familial et des prestations perçues. Cette aide est versée directement au prestataire et déduite du montant à régler par les parents.
Dans la pratique, ces dispositifs permettent à des familles aux revenus modestes de réserver des séjours au ski, du Jura aux Alpes en passant par les Pyrénées, sans avoir à assumer l’intégralité de la dépense.
En complément de ces dispositifs nationaux, certaines Caisses de Mutualité Sociale Agricole (MSA) proposent des mesures similaires, souvent sous des appellations légèrement différentes mais avec le même objectif d’ouvrir l’accès aux vacances d’hiver pour leurs allocataires.
Les chèques‑vacances et autres leviers financiers pour partir en hiver
En plus des dispositifs liés à la CAF, les chèques‑vacances constituent un outil reconnu pour faciliter le départ en vacances d’hiver. Ces titres, gérés par l’Agence Nationale pour les Chèques‑Vacances (ANCV), permettent de financer une part des frais liés au séjour, qu’il s’agisse de l’hébergement, du transport, des activités ou de la restauration.
Le chèque‑vacances existe sous forme dématérialisée ou papier et peut être obtenu par différents biais : par l’employeur, via un comité social et économique (CSE) ou, dans certains territoires, par des dispositifs locaux en lien avec la CAF ou la MSA. La valeur des titres ainsi obtenus réduit directement le montant à régler au moment de la réservation ou du paiement des prestations touristiques.
Un autre programme porté par l’ANCV, baptisé Départ 18‑25, cible spécifiquement les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans. Il visait les étudiants boursiers, apprentis, jeunes en service civique ou demandeurs d’emploi avec un revenu fiscal de référence limité. L’aide pouvait couvrir une partie significative du prix d’un séjour, avec des plafonds et une participation minimale à la charge du bénéficiaire. Ce type de soutien s’inscrit dans une démarche plus large d’inclusion sociale, permettant à des catégories de population souvent exclues des vacances hivernales de concrétiser un projet.
Outre ces dispositifs nationaux, des programmes tels que la Bourse Solidarité Vacances existent pour les personnes en situation de précarité, souvent accessibles via un référent social ou un centre communal d’action sociale. Ces bourses permettent de profiter de séjours à tarifs très attractifs, parfois avec des réductions de 50 % à 70 % du coût initial, selon les accords passés avec les hébergeurs ou les organisateurs de séjours.
Dispositifs locaux, associations et démarches concrètes avant de réserver
Au‑delà des mesures nationales, de nombreuses aides locales ou associatives peuvent compléter les ressources disponibles pour partir en vacances d’hiver. Les centres communaux d’action sociale (CCAS), les municipalités ou encore certaines agglomérations proposent des dispositifs d’accompagnement financier ou logistique pour les familles modestes. Ces initiatives peuvent prendre la forme de bons de participation, d’aides au transport ou de chèques‑vacances municipaux, selon les budgets et les priorités locales.
Par ailleurs, des associations comme le Secours populaire ou le Secours catholique organisent des vacances solidaires, parfois en hiver, permettant aux familles ou aux personnes isolées de bénéficier de séjours encadrés à des tarifs très réduits ou financés. Ces initiatives ne sont pas universelles mais constituent une option complémentaire intéressante pour ceux qui remplissent les conditions ou qui sont déjà accompagnés par des travailleurs sociaux.
Pour maximiser les chances d’obtenir une aide, il est essentiel d’anticiper les démarches : vérifier son éligibilité à l’AVF ou à l’AVE dans son espace personnel sur le site de la CAF, contacter un conseiller ou un travailleur social pour activer une éventuelle Bourse Solidarité Vacances, et se rapprocher du CCAS de sa commune pour connaître les aides locales disponibles.
Enfin, pour les jeunes de 16 à 30 ans, certaines aides spécifiques comme le soutien de la Mission Locale ou l’aide Parcours Vacances permettent d’obtenir une aide financière modeste (par exemple, autour de 180 €) et un accompagnement pour monter un projet de départ en vacances, y compris en hiver, lorsqu’elles sont proposées par les structures jeunesse locales.