Groenland : Donald Trump détaille sa vision sécuritaire à Davos

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By Jehanne Duplaa Published on 21 janvier 2026 21h08
Groenland : Donald Trump détaille sa vision sécuritaire à Davos
Groenland : Donald Trump détaille sa vision sécuritaire à Davos - © Economie Matin
886 MILLIARDS $En 2025, le budget de la défense des États-Unis atteignait environ 886 milliards de dollars, soit près de 820 milliards d’euros

Le 21 janvier 2026, à Davos, Donald Trump a tenu un discours très remarqué sur le Groenland, déclarant que les États-Unis restaient, selon lui, la seule puissance capable de garantir la sécurité militaire de ce territoire autonome rattaché au Danemark, dans un contexte de tensions internationales croissantes et de rivalités accrues dans l’Arctique.

Donald Trump explique pourquoi les États-Unis peuvent défendre le Groenland

Lors de son intervention, Donald Trump a développé une argumentation centrée sur les capacités militaires américaines. Selon lui, la défense du Groenland exige des moyens technologiques, logistiques et financiers que peu d’États sont aujourd’hui capables de mobiliser. Ainsi, Donald Trump a affirmé que « personne ne peut réellement protéger le Groenland en dehors des États-Unis », selon des propos rapportés par Reuters. Par conséquent, il a mis en avant la supériorité des forces américaines en matière de surveillance aérienne, de défense antimissile et de projection rapide dans les zones polaires.

Dans le même temps, Donald Trump a rappelé que la présence militaire américaine au Groenland ne constituuait pas une nouveauté. En effet, depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis assurent une mission de protection stratégique du territoire, notamment à travers des installations militaires dédiées à l’alerte avancée. Selon AP News, Donald Trump a insisté sur cette continuité historique pour justifier sa position actuelle, estimant que cette réalité sécuritaire devait être pleinement assumée par la communauté internationale.

Des annonces qui inquiètent les alliés

Cependant, les annonces de Donald Trump ont immédiatement suscité des réactions diplomatiques. D’une part, plusieurs responsables européens ont rappelé que le Groenland demeure sous souveraineté danoise et que toute décision concernant sa défense doit respecter ce cadre juridique. D’autre part, Donald Trump a jugé que les capacités militaires européennes restaient insuffisantes pour répondre seules aux défis sécuritaires de l’Arctique. Selon The Guardian, ces déclarations ont été perçues comme une remise en cause implicite de la solidarité transatlantique.

Par ailleurs, Donald Trump a tenu à préciser que les États-Unis n’envisageaient aucun recours à la force pour imposer leur vision. Il a affirmé vouloir privilégier le dialogue et la négociation, tout en soulignant que la sécurité du Groenland ne pouvait reposer sur des engagements qu’il juge théoriques. Cette position a notamment été commentée par François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui a estimé que ce type de discours devait inciter l’Europe à renforcer son autonomie stratégique.

Donald Trump inscrit le Groenland dans la rivalité stratégique arctique

Au-delà de l’annonce elle-même, Donald Trump a replacé le Groenland dans une vision plus large des équilibres militaires mondiaux. Situé sur un axe stratégique reliant l’Amérique du Nord à l’Europe, le territoire joue un rôle clé dans les dispositifs de défense occidentaux, notamment pour la surveillance des trajectoires balistiques et aériennes. Donald Trump a rappelé que les États-Unis investissaient depuis plusieurs décennies des montants considérables dans ces infrastructures, jugées essentielles à la sécurité continentale.

Enfin, Donald Trump a écarté toute motivation économique directe, notamment liée aux ressources naturelles, affirmant que son discours relevait exclusivement de considérations sécuritaires. Toutefois, dans un contexte marqué par l’augmentation des activités militaires russes et l’intérêt croissant de la Chine pour l’Arctique, ses annonces ont été interprétées comme un signal de fermeté stratégique. Ainsi, le Groenland apparaît comme un point d’appui central dans la vision défendue par Donald Trump, illustrant la volonté américaine de conserver un rôle dominant dans l’Arctique.

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