Le loyer va encore augmenter en 2026. La publication récente de l’Indice de référence des loyers éclaire enfin les marges de manœuvre. Entre ralentissement de l’IRL, règles juridiques strictes et protections renforcées pour les locataires, la hausse du loyer obéit à un cadre précis. Voici ce qu’il faut savoir sur l’augmentation des loyers en France.
Location : de combien va augmenter votre loyer en 2026 ?

Depuis janvier 2026, la question du loyer revient au centre des inquiétudes des ménages locataires. En cause : la publication officielle de l’IRL servant de base légale à toute augmentation de loyer en cours de location. Ce mécanisme, central en droit locatif, encadre strictement les relations entre locataire et propriétaire, dans un contexte de marché tendu mais de ralentissement de l’inflation.
Loyer et IRL : ce que signifie réellement la hausse de l’indice en 2026
L’augmentation du loyer repose presque exclusivement sur l’évolution de l’Indice de référence des loyers, publié chaque trimestre par l’Insee. Pour le quatrième trimestre 2025, l’indice atteint 145,78 en France métropolitaine. Sur un an, la progression est limitée à 0,79 %. Selon les données publiées par Service-Public.fr, cette variation fixe le plafond légal de toute augmentation de loyer applicable en 2026. Autrement dit, même dans un contexte immobilier tendu, un propriétaire ne peut pas dépasser ce taux pour réviser un loyer, sauf cas particuliers strictement encadrés par le droit.
Cette évolution marque une rupture après plusieurs années de hausses plus soutenues. Le loyer augmente encore, mais beaucoup plus lentement. Pour un locataire payant 800 €, la revalorisation maximale atteint environ 6,30 € par mois. Selon Service-Public.fr, cette modération s’explique par le calcul même de l’indice, fondé sur l’inflation hors tabac et hors loyers. Le mécanisme vise ainsi à protéger le pouvoir d’achat du locataire tout en garantissant au propriétaire une indexation encadrée, conforme au droit immobilier en vigueur.
Loyer, droit et obligations : à qui s’applique l’augmentation
L’augmentation du loyer ne s’applique jamais automatiquement. En droit immobilier, une condition demeure incontournable : la présence d’une clause de révision annuelle dans le contrat de location. Sans cette mention explicite, aucun propriétaire ne peut légalement augmenter le loyer en cours de bail. Cette règle s’impose à tous, y compris dans les zones où le marché de la location est particulièrement tendu.
Autre point essentiel : la date. Le loyer ne peut être révisé qu’une fois par an, à la date prévue dans le bail ou, à défaut, à sa date anniversaire. Toute tentative d’augmentation rétroactive est interdite. Selon Service-Public.fr, le propriétaire dispose d’un délai d’un an pour appliquer la révision ; passé ce délai, l’augmentation du loyer est perdue pour l’année écoulée. Ce cadre juridique protège clairement le locataire, souvent mal informé de ses droits face à une demande d’augmentation.
Les règles sont encore plus strictes pour certains logements. Depuis la mise en œuvre des mesures liées à la performance énergétique, un loyer ne peut plus être augmenté si le logement est classé F ou G au diagnostic de performance énergétique. Cette interdiction s’applique lors du renouvellement ou de la reconduction tacite du bail. Cette mesure vise à contraindre les propriétaires à engager des travaux, sous peine de gel du loyer.
Hausse du loyer : calculs, limites et cas particuliers
Dans la pratique, le calcul de l’augmentation du loyer obéit à une formule simple mais strictement définie. Le nouveau loyer correspond à l’ancien multiplié par le rapport entre l’IRL du trimestre de référence et celui du même trimestre de l’année précédente. Cette méthode évite toute interprétation abusive. Elle s’impose aussi bien aux locations vides qu’aux locations meublées constituant la résidence principale du locataire.
Toutefois, l’IRL ne suffit pas toujours à justifier une hausse. Dans plusieurs grandes villes soumises à l’encadrement des loyers, le droit immobilier ajoute une contrainte supplémentaire : le plafond local. Même si l’indice autorise une augmentation du loyer, celle-ci devient illégale si elle conduit à dépasser le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral.
