Doomsday Clock : la fin du monde n’a jamais été aussi proche

La fin du monde progresse à pas mesurés mais implacables. En 2026, les scientifiques ont placé l’humanité à 85 secondes de la destruction, un seuil jamais atteint. À travers le Doomsday Clock, ils dressent un constat glaçant : la Terre se rapproche d’un état potentiellement inhabitable, victime des choix humains, de la paralysie politique et d’une accumulation de risques désormais hors de contrôle.

Paolo Garoscio
By Paolo Garoscio Published on 28 janvier 2026 5h40
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90%La Russie et les États-Unis concentreraient environ 90 % des armes nucléaires mondiale

Le 27 janvier 2026, à Washington, le Bulletin of the Atomic Scientists a annoncé un nouveau réglage du Doomsday Clock. Cette horloge symbolique, créée en 1947 pour matérialiser la proximité de la fin du monde après lesdeux bombes nucléaires lâchées par les Etats-Unis sur le Japon, indique désormais 85 secondes avant minuit. Jamais l’humanité n’avait été placée aussi près du seuil de destruction totale.

Doomsday Clock : l’heure de la fin du monde approche à grands pas

Depuis sa création, le Doomsday Clock traduit en temps symbolique l’état du monde face aux menaces existentielles. En 2026, l’heure affichée marque une rupture historique. Les scientifiques ont avancé l’horloge de quatre secondes par rapport à 2025, où elle se situait à 89 secondes avant minuit, selon le communiqué officiel du Bulletin of the Atomic Scientists publié le 27 janvier 2026. Cette décision repose sur une analyse collective menée par le Science and Security Board, assisté d’un comité de huit lauréats du prix Nobel.

Loin d’un simple symbole médiatique, cette heure représente une synthèse des dangers qui pèsent sur la Terre. Historiquement, le point le plus éloigné de la fin du monde avait été atteint en 1991, avec 17 minutes avant minuit, après la fin de la guerre froide, selon ABC News. Le contraste est saisissant. En moins de trente-cinq ans, l’humanité est passée d’un espoir de désescalade à une situation jugée plus instable qu’au cœur des crises nucléaires du XXe siècle. Et désormais la situation est encore plus critique que pendant les pires crises de la Guerre Froide, comme la crise de Cuba.

Fin du monde : ce que les scientifiques craignent

La décision de 2026 s’appuie d’abord sur la persistance du risque de guerre nucléaire, alors que les menaces se font de plus en plus courantes, en particulier de la part de Vladimir Poutine ou Kim Jong-Un. Selon Reuters, le 27 janvier 2026, la Russie et les États-Unis concentreraient environ 90 % des armes nucléaires mondiales, dans un contexte de délitement des traités de contrôle des armements. La crainte d’une nouvelle course aux armements, combinée à des conflits ouverts en Europe et au Moyen-Orient, alimente une instabilité durable qui rapproche la fin du monde.

Cependant, les scientifiques insistent sur un changement majeur : la fin du monde ne dépend plus d’une seule menace. Le dérèglement climatique occupe désormais une place centrale dans l’analyse. Canicules extrêmes, sécheresses prolongées, élévation du niveau des mers et effondrement des écosystèmes fragilisent la capacité de la Terre à rester habitable. À cela s’ajoutent des technologies émergentes. Le Bulletin cite l’intelligence artificielle comme un facteur aggravant, capable d’amplifier la désinformation, de perturber les processus démocratiques et de transformer les doctrines militaires, selon le communiqué officiel du 27 janvier 2026.

L’horloge de l’apocalypse prévient : la Terre est bientôt inhabitable

Au-delà des armes et du climat, les experts évoquent des menaces biologiques inédites. Dans son statement 2026, le Bulletin of the Atomic Scientists alerte sur des recherches en biologie avancée, notamment des travaux portant sur des formes de vie artificielles auto-réplicatives, parfois qualifiées de « mirror life ». Fin 2024, 38 scientifiques issus de 9 pays ont publié une évaluation soulignant les risques potentiels de telles recherches, selon le Bulletin.

Cette accumulation de dangers nourrit un pessimisme assumé. « Les risques catastrophiques augmentent, la coopération recule et le temps nous manque », a déclaré Alexandra Bell, présidente du Bulletin of the Atomic Scientists, dans le communiqué officiel. Pour Daniel Holz, président du Science and Security Board, la montée des régimes autoritaires et du nationalisme fragilise toute réponse collective.

La fin du monde n’apparaît plus comme un scénario brutal où les Hommes s’auto-détruiraient à coups de missiles nucléaires, mais comme un processus graduel : une planète rendue inhabitable par la combinaison de la destruction militaire, de l’inaction climatique et des décisions politiques.

Paolo Garoscio

Rédacteur en chef adjoint. Après son Master de Philosophie, il s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.   Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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