Récession : la guerre au Moyen-Orient inquiète l’économie américaine

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By Jehanne Duplaa Last modified on 19 mars 2026 10h35
Récession : la guerre au Moyen-Orient inquiète l’économie américaine
Récession : la guerre au Moyen-Orient inquiète l’économie américaine - © Economie Matin
50 %Moody’s estime que la probabilité de récession aux États-Unis pourrait dépasser 50 %

Le 18 mars 2026, l’économiste en chef de Moody’s Analytics, Mark Zandi, a alerté sur une récession de plus en plus probable aux États-Unis. Ainsi, la récession s’impose comme un scénario crédible dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient qui perturbe les marchés énergétiques et fragilise l’économie américaine.

Une récession aux États-Unis déjà probable avant la guerre

Avant même l’escalade des tensions, la récession apparaissait déjà comme une menace sérieuse pour les États-Unis. En effet, Moody’s évaluait à 49 % la probabilité d’une récession dans les douze prochains mois, selon Euronews. Ce niveau déjà élevé s’explique par un affaiblissement progressif des fondamentaux économiques américains, notamment sur le marché de l’emploi et la croissance.

De plus, plusieurs indicateurs confirment cette tendance préoccupante : la croissance du PIB n’a atteint que 0,7 % au quatrième trimestre 2025, selon Barron’s, et l'économie américaine a perdu environ 92 000 emplois en février 2026. Dans ce contexte, Mark Zandi souligne que « derrière la hausse récente se trouvent principalement la faiblesse des chiffres du marché du travail, mais presque tous les indicateurs économiques se sont affaiblis depuis la fin de l’an dernier ».

Le choc pétrolier lié à la guerre accentue le risque de récession

La guerre au Moyen-Orient agit toutefois comme un accélérateur de récession aux États-Unis. En effet, la hausse brutale des prix du pétrole, liée notamment aux tensions autour du détroit d’Ormuz, renchérit les coûts pour les entreprises et les ménages. Par conséquent, la consommation ralentit, ce qui pèse directement sur la croissance.

Moody’s estime désormais que la probabilité de récession pourrait dépasser 50 %. Le prix de l’essence a atteint environ 3,63 dollars par gallon, soit environ 0,90 euro par litre, selon Business Insider, ce qui accentue les pressions inflationnistes. Dès lors, Mark Zandi prévient que « une récession sera difficile à éviter si les prix du pétrole restent élevés pendant quelques semaines », a-t-il déclaré à MarketWatch.

L’histoire économique renforce ces inquiétudes : presque toutes les récessions américaines depuis la Seconde Guerre mondiale ont été précédées d’un choc pétrolier. La situation actuelle rappelle des précédents particulièrement défavorables, ce qui alimente les anticipations pessimistes.

Une récession désormais jugée “inconfortablement élevée” aux États-Unis

La récession apparaît désormais comme un scénario difficile à éviter aux États-Unis, car la combinaison d’un marché du travail fragilisé et d’un choc énergétique majeur crée un environnement particulièrement défavorable. Les modèles de Moody’s, basés sur l’intelligence artificielle et réputés fiables, confirment cette détérioration rapide des perspectives économiques.

Les tensions géopolitiques continuent de peser sur les marchés : la perturbation du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial, accentue l’incertitude économique, relève Phemex. Dans ce contexte, Mark Zandi estime que « la probabilité d’une récession est devenue inconfortablement élevée ». La récession s’installe donc progressivement comme le scénario central pour l’économie américaine, à mesure que les risques s’accumulent.

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