Le carburant atteint des sommets inédits en France en ce 31 mars 2026. Avec un gazole à des niveaux jamais observés et des essences qui s’approchent dangereusement des 2 euros le litre, la crise énergétique s’impose à nouveau comme un choc majeur pour les ménages et l’économie.
Carburant : la France bat des records historiques à la pompe au 31 mars 2026

L’évolution du carburant en France franchit un seuil critique ce 31 mars 2026. Les données confirment un record historique pour le gazole, tandis que les prix à la pompe continuent de progresser quotidiennement. Dans un contexte de crise énergétique mondiale, la France se retrouve en première ligne, comme une grande partie de l’Europe occidentale.
Carburant record : le gazole dépasse tous les prix historiques en France
Le constat est sans appel. Le gazole vient de battre un record absolu. Selon Connaissance des Énergies, le prix moyen hebdomadaire du litre a atteint 2,1888 euros, soit le plus haut niveau depuis le début des relevés en 1985. Le précédent pic, enregistré en mars 2022, plafonnait à 2,1407 euros le litre.
Mais la situation actuelle dépasse déjà ces niveaux historiques. Le gazole s’affiche à 2,243 euros le litre en moyenne au 31 mars 2026, sur la base d’un calcul portant sur environ 9.600 stations-service. Cela représente une hausse brutale de 52 centimes en un mois, soit +30,43 % depuis le 27 février. Une progression d’une rare violence.
Dans le même temps, les autres carburants suivent la même trajectoire. Le SP95-E10, carburant le plus consommé, atteint 1,993 euro le litre selon Connaissance des Énergies. Les données publiées par Roole Média confirment cette tendance avec un SP95-E10 à 1,990 euro, un SP98 à 2,074 euros et un gazole à 2,237 euros au 31 mars 2026. Le gazole a encore progressé de 1,3 centime en une seule journée, signe d’une hausse continue et rapide.
Prix du carburant et crise du pétrole : les causes d’une flambée historique
Cette explosion des prix du carburant trouve son origine dans une crise énergétique mondiale. Selon Le Parisien, le baril de pétrole a dépassé les 115 dollars, soit une hausse d’environ 30 % en quelques semaines, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, les acteurs du secteur tentent de limiter l’impact. Reuters rapporte que TotalEnergies a plafonné les prix à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,09 euros pour le diesel, invoquant une « volatilité exceptionnelle du marché ». Toutefois, la structure même des prix du carburant en France amplifie ces hausses. Le ministère de la Transition écologique rappelle que le prix final inclut non seulement le coût du pétrole brut, mais aussi le raffinage, la distribution et de nombreuses obligations réglementaires. Ces éléments rendent les baisses plus lentes et les hausses plus sensibles.
Prix du carburant et inflation : un choc économique déjà visible
Les effets de cette flambée ne se limitent pas aux automobilistes. Ils se diffusent déjà dans toute l’économie. L’Insee indique que l’inflation atteint 1,7 % sur un an en mars 2026, contre 0,9 % en février. Cette accélération est directement liée à la hausse des prix de l’énergie, qui bondissent de 7,3 % sur un an.
Sur un mois, les prix à la consommation augmentent de 0,9 %, tirés notamment par le gazole et l’essence. Le carburant redevient ainsi un moteur central de l’inflation, comme lors des précédents chocs pétroliers.
Les secteurs professionnels sont particulièrement exposés. Le gouvernement prépare d’ailleurs des mesures ciblées pour les activités les plus touchées. Selon Reuters, le ministre Roland Lescure a annoncé que « de nouvelles mesures » pourraient être dévoilées rapidement. Il a également précisé que l’exécutif se concentrait sur les « gros rouleurs », avec une approche ciblée. Cette stratégie confirme une chose : la crise du carburant est désormais installée. Et surtout, elle commence à produire ses effets en chaîne sur l’ensemble de l’économie.
