Le prix de l’énergie continue de fluctuer au printemps 2026. Entre mars et avril, les ménages français observent des variations modestes mais significatives, notamment sur le gaz. Selon une étude récente, le prix de l’électricité progresse légèrement tandis que le prix du gaz enregistre une hausse plus marquée, révélant des dynamiques de marché différentes et des impacts concrets sur les factures domestiques.
Prix de l’énergie : forte évolution du gaz face à l’électricité en avril

Le prix de l’électricité en mars et avril sous tension maîtrisée
Au 1er avril 2026, le prix de l’électricité affiche une progression limitée. En effet, le prix moyen du kWh en France augmente de 0,13 % entre mars et avril, selon les données issues du Médiateur national de l’énergie relayées dans l’étude Papernest. Ainsi, le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE) reste stable à 0,1940 € par kWh, tandis que les offres de marché passent de 0,1924 € à 0,1929 € par kWh, soit une hausse de 0,26 %.
Cependant, cette stabilité apparente du prix masque des disparités importantes selon les offres. Certaines formules enregistrent des hausses significatives, à l’image d’une offre d’électricité verte qui bondit de 93,28 € à 104,85 € par mois, soit +12,41 %, toujours selon l’étude Papernest. À l’inverse, d’autres offres diminuent légèrement, confirmant une volatilité persistante du marché.
Par ailleurs, le mécanisme du TRVE, révisé seulement deux fois par an en février et août, joue un rôle d’amortisseur. Ainsi, le prix reste relativement encadré malgré les tensions sur les marchés de gros. Néanmoins, les offres alternatives suivent davantage les fluctuations du marché, ce qui explique les écarts observés.
Évolution du prix du gaz nettement plus marquée en avril
Contrairement à l’électricité, le prix du gaz connaît une progression plus nette. Entre mars et avril 2026, le prix moyen du kWh augmente de 1,46 %, selon l’analyse Papernest. Cette hausse globale s’inscrit dans un contexte de volatilité accrue des marchés énergétiques et de réajustement mensuel du prix repère.
Dans le détail, le prix repère de vente du gaz (PRVG) recule légèrement, passant de 0,1051 € à 0,1041 € par kWh, soit une baisse de 0,94 %. Toutefois, les offres de marché progressent fortement, passant de 0,1084 € à 0,1126 € par kWh, soit une hausse de 3,87 %. Ce décalage illustre le rôle du PRVG comme indicateur, sans pour autant refléter directement les prix appliqués aux consommateurs.
De plus, certaines offres affichent des variations spectaculaires. Une formule de gaz vert enregistre une hausse de +17,90 % par rapport à mars, tandis qu’une autre offre baisse de 5,97 %, selon les données compilées au 1er avril 2026 par Papernest. Ainsi, le prix du gaz apparaît nettement plus instable que celui de l’électricité sur cette période.
Cette évolution du prix du gaz s’explique notamment par la dépendance aux marchés internationaux, aux conditions climatiques et aux niveaux de stockage. En conséquence, les consommateurs sont plus exposés aux fluctuations rapides, contrairement à l’électricité davantage régulée.
Quel impact sur les ménages entre mars et avril ?
L’évolution du prix du gaz et de l’électricité entre mars et avril 2026 a des conséquences directes sur les budgets des ménages. Même si la hausse du prix de l’électricité reste modérée, celle du gaz pèse davantage sur les foyers utilisant cette énergie pour le chauffage ou l’eau chaude.
En pratique, les offres les moins chères d’électricité permettent d’économiser jusqu’à 10 € par mois par rapport au TRVE, selon l’étude Papernest. Toutefois, ces gains peuvent être annulés en cas de hausse brutale des offres indexées. À l’inverse, sur le gaz, certaines offres affichent des écarts allant jusqu’à plus de 5 € par mois par rapport au prix repère, ce qui accentue les disparités entre fournisseurs.
Par ailleurs, la volatilité du prix renforce l’importance du choix contractuel. Les offres à prix fixe offrent une meilleure visibilité, tandis que les offres indexées exposent davantage aux fluctuations mensuelles. Ainsi, l’évolution du prix entre mars et avril souligne la nécessité pour les consommateurs de surveiller régulièrement leur contrat.